Buraza : des enfants étudient à même le sol faute de bancs-pupitres
Par: Innocent-Valentin Singirankabo
Dans la zone Buraza, en commune Gishubi, province de Gitega, l’absence de bancs-pupitres affecte les classes de maternelle de plusieurs écoles. Des enfants ont entamé l’année scolaire 2026-2027 sans mobilier pour s’asseoir, une situation qui inquiète leurs enseignants quant à leurs conditions d’apprentissage.
À Kigoti, Bugega, Rweza et Maza, plusieurs enfants du cycle maternel prennent place directement sur le sol pour suivre les enseignements. La situation touche particulièrement les classes de première et de deuxième année de maternelle.
Un parent dont l’enfant est scolarisé dans l’un de ces établissements indique que tous les enfants concernés sont obligés de s’installer par terre. Dans certaines classes, ils doivent même s’asseoir sur un sol non cimenté. D’autres suivent les cours sur une surface cimentée, mais restent exposés au froid.
Pour les enseignants, ces conditions ne sont pas adaptées à l’âge des enfants. Ils expliquent que rester assis au sol pendant les cours peut rendre plus difficile leur attention et leur compréhension des leçons. L’absence de bancs complique également le travail des enseignants, qui doivent assurer un encadrement régulier de ces jeunes élèves.
Cette situation suscite d’autant plus d’interrogations chez les enseignants qu’une mesure annoncée par le ministère de l’Éducation au début de cette année scolaire prévoyait qu’aucun élève ne devrait désormais être obligé de s’asseoir par terre. Ils déplorent donc que cette réalité persiste dans certaines écoles de Buraza.
Le déficit de bancs-pupitres ne concerne toutefois pas uniquement cette zone. En septembre 2026, les responsables de l’éducation de la commune Mpanda, dans la province de Bujumbura, ont indiqué qu’il leur fallait plus de 10 000 bancs-pupitres pour répondre aux besoins des établissements scolaires.
La situation est également préoccupante à Rumonge. Lors d’une mission menée par des sénateurs au cours de ce mois de septembre, il a été constaté que les écoles de la commune disposaient de 2 200 bancs-pupitres alors que 14 000 étaient nécessaires.
En commune Cibitoke, dans la province de Bujumbura, des élèves continuent également de suivre les cours au sol en raison du nombre insuffisant de bancs-pupitres. Le déficit de mobilier scolaire reste ainsi une difficulté à laquelle plusieurs établissements doivent encore faire face.

