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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les habitants de Gatabo ont eu gain de cause sur les responsables du CS de la place.

Le médecin chef du district de Makamba vole au secours des habitants de la zone Gatabo en commune Kayogoro. Ces derniers reprochent aux responsables du centre de santé de Gatabo de manque d’éthique et de déontologie.

Depuis un certains temps, les habitants de la zone Gatabo en commune Kayogoro de la province Makamba dénonçaient non seulement le manque d’éthique et de déontologie des responsables du centre de santé de Gatabo mais également le fait de leur demander de l’argent pour le transfert des malades.

Ce lundi, le médecin chef de district de Makamba, Dr Evariste Ndikuriyo a effectué une descente pour une mission d’inspection au centre de santé de Gatabo.

Au cours de son inspection, cette autorité a exigé la présence d’une femme qui avait été renvoyée dudit centre de santé par le titulaire adjoint, Etienne Ndayishimiye, quand elle avait emmené ses deux enfants qui avaient besoin des soins. A l’époque, ce responsable adjoint du centre de santé Gatabo avait renvoyé la femme sans même soigner ses enfants parce qu’il avait gardé une dent contre elle. Bien avant, ce titulaire adjoint avait dépensé de l’argent pour faire soigner ladite femme lorsqu’il l’avait heurté avec son véhicule au mois de mai dernier.

Ainsi, le médecin chef de district a exigé que les deux enfants de cette femme soient immédiatement soignés sans aucune condition.

Par ailleurs, les habitants de Gatabo indiquent que le Dr Evariste Ndikuriyo a annoncé aux deux responsables de ce centre de santé de Gatabo qu’il va transmettre toutes les fautes professionnelles relevées à ses supérieurs, fautes parmi lesquelles le fait de ne pas appeler une ambulance pour le transfert des patients se trouvant dans un mauvais état mais préférant utiliser sa propre voiture pour se faire de l’argent.

De leur côté, les habitants de Gatabo demandent que ces deux responsables soient punis de façon exemplaire.

Les directeurs de l’école fondamentale et du lycée communal de Buhayira sont accusés de mauvaise gestion du patrimoine de ces écoles

Les parents des élèves de l’école fondamentale et du Lycée communal Buhayira en province Cibitoke accusent les directeurs de ces deux écoles de malversation et de mauvaise gestion du patrimoine de ces établissements. Ces parents accusent reprochent à ces responsables de s’être arrogé le droit d’abattre les arbres de ces écoles sans en avoir la permission.

Selon ces parents, les arbres déjà abattus sont au nombre de 10 et sont pour la plupart des eucalyptus. Certains d’entre eux ont été plantés par des élèves et d’autres datent de très longtemps.

Ces parents s’étonnent de voir que les deux directeurs pillent impunément les biens sous leur responsabilité et au grand jour. «Les arbres coupés à l’école fondamentale Buhayira sont nombreux. Ils sont plus de 10. Ils ont été coupés d’une manière surprenante car on entendait dire que chaque arbre coupé était pour tel et tel enseignant. Je pense qu’il n’y a pas d’enseignant qui n’a pas eu d’arbre. Et au Lycée communal Buhayira, deux arbres ont été abattus sous l’ordre du directeur. Quand nous le lui avons demandé, il nous a répondu qu’avec l’argent de ces deux arbres il allait payer les enseignants qui avaient surveillé le test de 9ème et de 13ème année. Nous avons essayé de connaître la vérité et nous avons su que tous les branches de ces deux arbres coupés ont été acheminées au domicile de ce directeur. Les deux directeurs n’avaient jamais eu l’autorisation de l’administrateur ou du directeur communal de l’enseignement », révèle un des parents. 

De plus, ces parents reprochent au directeur de l’école fondamentale Buhayira d’avoir détourné un ordinateur qui avait été octroyé à cette école par l’organisation War Child Holland. « Concernant le seul ordinateur qui avait été donné par l’organisation War Child Holland, le directeur de l’école fondamentale Buhayira, SIBOMANA Sylvestre, s’en est approprié. Selon les informations que nous avons reçues, il l’a amené chez lui à Cibitoke. L’ordinateur avait une valeur estimée entre un million et un million et demi de francs burundais. Mais quand nous essayons de demander cela lors des réunions de parents, ils font tout pour nous faire taire », s’indigne un autre parent.  

Les mêmes directeurs ont collecté une somme de plus de 24 millions de francs burundais destinée à la construction de nouvelles salles de classes. Mais, ces parents font savoir que, près d’une année après,  cela n’a pas été fait. D’où, ils demandent aux autorités en charge de l’éducation en province Cibitoke et au ministre de tutelle de s’enquérir de la situation et de redresser ces responsables à défaut de les punir conformément à la loi.

A propos de ces accusations, la rédaction a essayé de contacter Sylvestre SIBOMANA, directeur de l’école fondamentale Buhayira et François HABONIMANA, directeur du Lycée communal Buhayira, mais leurs téléphones sonnaient sans que personne ne décroche.

La politique de démolition des maisons anarchiques dévoile le mensonge du Cndd- Fdd.

La population de différentes localités du pays dénoncent le régime CNDD-FDD d’appliquer le deux poids deux mesures dans la démolition des constructions anarchiques. En province de Ngozi les bâtiments du parti au pouvoir construits anarchiquement ne sont pas démolis au moment où ceux appartenant aux habitants ont déjà été détruits.     

Dans sa descente en province Ruyigi, Gélase Ndabirabe, le président de l’assemblée nationale est revenu sur les démolitions en cours des constructions anarchiques. Des sanctions ont été énumérées par cette autorité, il s’est beaucoup penché sur le paiement par la population des moyens utilisés par l’Etat en démolissant leurs constructions anarchiques. « Le président de la République n’a pas prêté serment pour développer des gens qui ont construit anarchiquement dans des voiries, en aucun cas. Il y a des gens qui ont construit anarchiquement tout en pensant qu’ils n’auront pas de soucis. Si tu n’as jamais pensé à démolir de ton propre gré, gare à toi. L’Etat viendra démolir mais tu payeras des indemnités de dédommagements à l’Etat. Tu vendras même ton autre parcelle pour payer à l’Etat et là tu auras raisonné dans quel sens vraiment ? », s’est révolté Gélase Ndabirabe 

 

Après ces propos du président de l’assemblée nationale, la RPA a fait le tour de différentes localités de la province Ngozi pour se rendre compte de l’état d’avancement de ces démolitions. Force est de constater que certaines constructions anarchiques n’ont pas été touchées. Un constat qui laisse des doutes chez les habitants de la dite province. On citera par exemple des permanences du parti CNDD-FDD qui n’ont pas encore été démolis. C’est le cas de la permanence de ce parti situé dans la localité appelée Mu Giswahili, en bas du marché central de Ngozi, plus précisément au quartier Shikiro. Une autre permanence de ce parti construite anarchiquement est située sur la colline Kinyana sur la route Kayanza-Ngozi. Sur cette même colline de Kinyana se trouve également le bureau du chef collinaire qui avait même été marqué comme maison à démolir il y a un mois mais qui ne l’est toujours pas, nous ont indiqué certains militants du CNDD-FDD. L’autre permanence du CNDD-FDD construite anarchiquement se trouve en bas du centre CDFS Ngozi située en bas du palais présidentiel de Ngozi. La RPA a pu également constatée qu’une autre permanence du parti au pouvoir situé tout près du stade Muremera sur la route menant à la radio Umuco FM, dans les environs de l’université de Ngozi, n’a pas encore été démolie. Ainsi, la population continue de demander si cette mesure de démolition sera oui ou non appliquée à tout le monde sans exception comme les autorités ne cessent de clamer haut et fort.

La colère gronde chez les jeunes chômeurs n’appartenant pas au parti au pouvoir

Grognes et lamentations chez les jeunes diplômés de différents coins du Burundi suite au manque de travail. Certains de ces chômeurs disent regretter que les seules places disponibles au sein des services publics aient été raflées par les partisans du parti au pouvoir vu que le militantisme l’emporte ces derniers temps sur la connaissance. 

Certains jeunes diplômés de différents coins du Burundi qui sont en situation de chômage affirment qu’ils ont maintes fois déposé leurs dossiers dans les services publics et privés pour une demande d’emplois mais qu’ils ont eu une réponse de non-recevoir.

Certains de ces jeunes chômeurs se lamentent en disant que les seuls qui ont été embauché ont usé de leur influence au sein du parti au pouvoir dans l’illégalité totale. « La question de recrutement chez les jeunes  est devenue un casse-tête. Nous observons des jeunes diplômés qui ont été embauchés dans les services publics.  Mais malheureusement, ces jeunes ont été recrutés via le parti au pouvoir et sans regarder leurs compétences. Ils ne font pas les tests de recrutement et certains parmi eux sont recrutés sans appel d’offre », affirme un de ces jeunes chômeurs.

Pour masquer ce clientélisme, révèlent nos sources, certaines entreprises font des appels d’offre alors qu’en réalité les occupants des postes dits vacants ont déjà signé des contrats. « Les membres influents au sein du cndd - fdd possèdent déjà les listes de personnes à recruter pour les déposer dans différents services et au moment opportun. Les appels d’offre d’emplois sont lancés pour montrer que le recrutement s’est déroulé dans la transparence alors que les nouvelles recrues sont déjà connues ».

Au moment où les jeunes sont appelés à monter leurs projets pour obtenir un financement afin de démarrer ne fut-ce qu’un petit business, ceux qui se sont entretenus avec la RPA disent se heurter à un problème majeur à savoir l’hypothèque leur exigée par les banques. Affaire à suivre.

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