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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le marché d’informatisation de la Mutuelle fait des victimes

Le marché d’informatisation de la Mutuelle fait des victimes

Le chef du service informatique de la Mutuelle de la fonction publique est en détention depuis le début de ce mois de novembre. Une dizaine de jours après son arrestation, deux anciens employés de la Mutuelle ont été aussi appréhendés. Ils sont tous détenus dans un des  cachots du service national des renseignements. Ces emprisonnements sont liés au projet d’informatisation de la Mutuelle en cours depuis 4 ans.

 

L'agent de la Mutuelle de la Fonction publique Floris Nzeye, en détention depuis le 2 novembre a été arrêté  à  son service après  une réunion du conseil d'administration tenue le même jour. Chef de service  informatique depuis 2021, Floris Nzeye avait été convoqué par le conseil d’administration en tant que chef de projet d’informatisation. D’après nos sources de la Mutuelle, ce conseil d’administration voulait qu’il approuve que ce projet  d’informatisation a été bâclé  ce que lui aurait refusé.

Les premières installations informatiques ont été faites en 2019. Jusqu’aujourd’hui en 2023, deux réceptions provisoires ont été faites, la dernière date de novembre 2021. Lors de cette réception, aucun manquement n’a été signalé. Juste des ajouts et améliorations à faire par le prestataire et la mise en exploitation effective de tous les logiciels, lit-on dans le procès-verbal de cette réception provisoire.

C’est deux ans après cette réception provisoire que l’équipe de la Mutuelle qui faisait partie  de cette commission vient de recevoir des lettres d’explication. Dans ces lettres sorties également le 2 de ce mois en cours,  il leur a été demandé d’expliquer pourquoi ils ont réceptionné des logiciels qui ne fonctionnent pas. Nos sources de la Mutuelle révèlent que, tout comme le chef du service informatique, les membres de la commission qui a fait la réception provisoire, affirment que tous les modules installés et exploités fonctionnent. Ne fonctionnent pas ceux qui ne sont pas encore exploités.

Salomon Sabushimike, et Serges Ntirwihisha ont été aussi appréhendés mardi dernier 14 novembre. Les deux anciens employés de la Mutuelle ont été emprisonnés pour la même affaire. Ils furent respectivement chef du service informatique et Directeur Administratif et Financier de la Mutuelle.

 Les non-dits de l’affaire

Le marché  d’informatisation de la Mutuelle de la fonction publique a été accordé en 2017 pour un budget de 1.113.890 $.  C’est le groupement ITEC-SOFT CENTER qui a gagné le marché. Quatre Directeurs Généraux de la Mutuelle  ont travaillé sur le projet. Le marché a été lancé sous la direction de Mme Concilie Nibigira en 2015, les installations ont débuté sous la direction de Mr Gashatsi Abel, se sont poursuivies sous celle de Mme Annonciate Sendazirasa et continue sous l’actuelle direction du Dr Nyandwi Ramadhan.

Les sources de la RPA parmi les groupes concernés par le marché font savoir que le projet tend à sa fin, le prestataire, fournit les derniers produits pour qu’il y ait réception définitive et paiement de la dernière tranche, 10 % du budget total du marché, soit plus de 100 mille dollars américains.

Depuis que la Mutuelle est dirigée par Dr Ramadhan Nyandwi, la situation semble avoir changé. Les responsables de la Mutuelle exigent à leurs techniciens d’approuver que les produits fournis ne sont pas fonctionnels.

Les informations données par ceux qui suivent de près le dossier précisent  que la direction de la Mutuelle dit s’appuyer sur un audit informatique qui aurait  été fait. Un audit connu par les seuls dirigeants alors que normalement l’auditeur informatique aurait travaillé avec le fournisseur et l’équipe de la Mutuelle qui collabore avec le fournisseur, ce qui n’a pas été fait. La Mutuelle devait en outre utiliser ce rapport d’audit pour montrer au prestataire là où il a été défaillant et exiger des corrections. Nos sources soulignent  toutefois que la  direction de la Mutuelle n’a  jamais informé le fournisseur sur ses manquements.

Les sources de la RPA  proche de la direction de la Mutuelle révèlent à leur tour que  cette dernière entreprendrait  toutes ces démarches pour arriver à  casser le marché, en cours d’exécution par le groupement ITEC-SOFT CENTER, et le réattribuer.

La première étape est donc d’amener les techniciens de la boite à approuver que les produits donnés ne fonctionnent pas.

 Le SNR, une arme d’intimidation

Les trois détenus dans cette affaire sont tous emprisonnés dans un des cachots du service national des renseignements situés dans la zone Rohero, près de l’église cathédrale Régina Mundi.

Floris Nzeye, le premier prévenu dans ce dossier y a été conduit par des agents amenés par le président du conseil d’admnistration de la Mutuelle, le Lieutenant Général de police Godefroid Bizimana,  ont témoigné des sources au siège de la Mutuelle. Depuis son emprisonnement, il n’a droit à aucune visite ni de sa famille ni de son avocat. Après des comparutions devant la même police présidentielle, les deux autres anciens agents de la Mutuelle ont été aussi arrêtées.

Qu’un dossier en rapport avec l’exécution d’un marché octroyé  soit traité par le service national des renseignements, Me Dieudonné Bashirahishize y voit de l’intimidation. ‘’Le genre de litiges ne figure pas parmi les dossiers censés être traités par cette police présidentielle.’’Explique-t-il.

L’article 17 de la loi organique de 2019 portant missions, organisation et fonctionnement du service national des renseignements stipule que cette police présidentielle a pour missions la recherche, la centralisation, l’exploitation et la diffusion de tous les renseignements nécessaires à l’information et à l’orientation du Gouvernement en vue de garantir la  sûreté  intérieure et extérieure de l’Etat.

Nous avons tenté à maintes reprises de recueillir la réaction du DG de la Mutuelle, Dr Ramadhan Nyandwi et du président du conseil d’administration de la Mutuelle, le Lieutenant Général de Police Godefroid Bizimana sans y parvenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rutovu : Des parents exigent la vérité sur la mort d’un élève de l’ECOFO Kajondi

Rutovu : Des parents exigent la vérité sur la mort d’un élève de l’ECOFO Kajondi

Sit-in  mardi  dernier  au bureau de l’école fondamentale de Kajondi  située en commune Rutovu de la  province Bururi. Les parents des élèves de cette école refusent de procéder à l’enterrement d’un élève mort  la fin de la semaine dernière. Ils exigent d’abord la vérité sur  le décès de cet élève qui serait  mort des suites des coups de bâtons lui infligés par un des enseignants.

L’école fondamentale de Kajondi  avait eue des visiteurs inattendus  ce mardi 14 novembre. Il s’agissait d’un groupe de parents  des élèves de  cette école. Ces parents avaient observé un sit-in à la direction de l’école. Ils avaient accompagné  une famille   d’un des  élèves de l’école,  feu Iranzi Lee Kevin. Ce dernier est mort à l’école  samedi le  11 novembre.

Selon des sources sur place, sa mort  serait  survenue après des coups de bâtons  lui infligés  par son enseignant de mathématique. Iranzi Lee Kevin n’était  pas en ordre avec le matériel didactique  nécessaire pour le cours de mathématique, ajoutent les mêmes sources. 

Lors de ce sit-in, le directeur communal de l’enseignement était au bureau du directeur de l’école. Les informations que détient la RPA indiquent qu’au début l’on avait voulu caché les raisons de la mort  de l’enfant Iranzi Lee Kevin. C’est  finalement les camarades du défunt qui ont tout raconté aux parents. Et après un week-end paisible comme si rien ne s’était passé, le présumé auteur de la mort de  Iranzi Lee Kevin a été arrêté, le lundi 13 novembre. Et il a été déjà transféré à Bururi. Les parents alors ont peur que l’affaire soit étouffée  et que les vraies raisons de la mort de cet enfant ne soient connues, chose qui par conséquent pourrait conduire à  la libération du présumé auteur d’où ils refusent d’enterrer l’enfant avant que la vérité ne soit connue. Le directeur communal de l’enseignement à Rutovu a promis que des enquêtes seront menées.

Kanyosha : Implantation d’un cachot non reconnu par la loi au bureau de la sous-colline Muhanambogo

Kanyosha : Implantation d’un cachot non reconnu par la loi au bureau de la sous-colline Muhanambogo

Le chef de la sous-colline Muhanambogo , colline Kavumu, zone Muyira, commune Kanyosha  de la province Bujumbura s’est créé un cachot au bureau de la sous-colline. Ce cachot aurait été mis en place pour rançonner les citoyens arrêtés arbitrairement. Cet administratif aurait le soutien du chef de la colline Kavumu et de l’officier de la police judiciaire au niveau de la zone.

Sur la sous-colline Muhanambogo  tout près du domicile de Songoro Michel, chef de cette sous colline, est en train  d’être construit le bureau de la sous-colline. Ce  bureau qui n’est pas encore fonctionnel  sert de cachot. Selon des sources sur place,  ce cachot  aurait été  inventé par le chef de la sous-colline Muhanambogo dans le but de rançonner la population locale et surtout les jeunes. Selon toujours nos sources,  toute personne qui est incarcérée  dans ce cachot  ne peut y  sortir avant d’avoir versé 50 mille BIF. Le chef de  cette sous-colline aurait la complicité du chef de  colline Kavumu et l’officier de police judicaire au  niveau de la zone.

Nos sources en zone Muyira révèlent que  depuis dimanche 12 novembre, deux jeunes gens sont gardés dans ce cachot. Ce sont des jeunes qui sont soupçonnés d’être de voleurs mais qui sont originaires de la zone Ruyaga. Deux autres jeunes  frères  ont été relâchés ce mercredi 15 novembre. Il s’agit de Mpawenimana Olivier et  de Ncutiyimana  Abraham. Ce dernier est un élève qui a passé deux jours sans se rendre à l’école. Leur relaxation a été conditionnée par le versement de 60mille BIF  les deux. Leur  père  se serait, selon des sources sur place, engagé  à  chercher 40 mille  pour  totaliser 100 mille BIF. D’après la population locale, les 2 jeunes gens n’avaient rien fait qui mérite qu’ils soient incarcérés.

Songoro Michel, le chef de  la sous-colline Muhanambogo reconnait l’existence de ce cachot  non reconnu par la loi. Cepandant, il indique que  c’est la police qui pourrait expliquer pourquoi. La rédaction de la RPA n’a pas encore pu  recueillir le commentaire de l’officier de police judiciaire à Muyira.

Bujumbura: Des enfants de la rue devenus très dangereux à Musaga

Bujumbura: Des enfants de la rue devenus très dangereux à Musaga

Il y’a un groupe de jeunes adolescents qui sème la terreur par des actes de vol et de violence contre les habitants de la zone de Musaga, commune Muha, en Mairie de Bujumbura. Au moment où ils commettent ces actes de violence au crépuscule, les habitants de cette zone demandent aux autorités locales et policières de neutraliser ce groupe en ramenant au droit chemin ces jeunes.

Ce groupe de jeunes adolescents qui est devenu expert pour voler les habitants de la zone Musaga est composé en grande partie par des enfants âgés de 15 à 20 ans. ‘’Ces jeunes enfants de la rue se tiennent souvent aux arrêts bus des avenues de Musaga  les avant-midis. Mais, c’est vers 18h que ces enfants commencent à voler les passants et ils sautent directement à la rivière de Mpimba par une route qui y mène et là personne ne peut les poursuivre. Ils visent surtout l’argent et les téléphones portables’’, précise notre source.   

C’est durant les heures tardives de la nuit, continue notre source, que ces enfants font des actes plus violents à cause de la drogue appelée Booster qu’ils consomment.  ‘’Ils forment un groupe de 8 à 10 personnes et guettent les gens qui rentrent chez eux. Ils leur jettent des pierres et les tabassent pour pouvoir voler leurs biens. Ils volent à la 3ème avenue surtout les gens qui proviennent des bistrots. Ils vont aussi voler les gens qui empruntent la route menant au bar Kwavyisi, actuellement appelé avenue Buragane. C'est du vol qualifié’’, s’indigne notre source.

Etant donné que ces actes de violence sont commises par ce groupe de jeunes bien connus, les habitants interpellent les autorités administratives de la zone Musaga ainsi que les autorités policières de protéger la population en démantelant ce groupe devenu très dangereux dans cette localité. ‘’C'est depuis un certain temps que cette bande de voleurs existe. Ils circulent toute la nuit comme des policiers. Nous demandons que les forces de sécurité neutralisent ce groupe bien connu à Musaga.’’

A propos de ce problème des enfants de la rue qui n’est pas du tout résolu comme il faut, ce qui fait que ces enfants deviennent des malfaiteurs dans plusieurs localités du pays, comme cela a été signalé dans la zone Musaga, un défenseur des droits des enfants au Burundi interpelle le gouvernement ainsi que les organisations qui aident le Burundi dans le domaine de l’enfance d’agir dans l’immédiat pour mettre sur pied un programme afin de placer ces enfants soient dans les centres de suivi afin qu’ils soient bien éduqués. ‘’Sinon dans les années à venir, cette jeunesse pourra devenir des groupes de malfaiteurs très dangereux ayant des armes et capables de commettre toutes sortes de crimes’’, indique ce défenseur des droits humains en rappelant que le gouvernement ne pourra pas y arriver seul, qu’il doit être soutenu par ses partenaires car ce programme de réintégration dans la communauté de ces enfants en situation de rue est un programme qui demande beaucoup de moyens financiers.

 

 

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