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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Les  handicapés de guerre réclament l’assistance médicale

Les handicapés de guerre réclament l’assistance médicale

Les anciens combattants, handicapés de guerre se trouvant dans différentes provinces du pays  interpellent leur ministère de tutelle, car depuis un certain temps ils ne bénéficient pas d’assistance médicale. Ces anciens combattants font savoir qu’ils reçoivent l’assistance médicale deux fois seulement par an, au lieu de quatre fois. Ils  reprochent au  responsable de la Direction Générale des Anciens Combattants de ne pas être à la hauteur de ses responsabilités.

Les anciens militaires des forces armées burundaises et les anciens combattants des mouvements rebelles, handicapés de guerre  indiquent qu’ils ne sont pas convenablement pris en charge car « ils viennent de passer trois semaines en Mairie de Bujumbura  sans recevoir d’assistance médicale. »

Ces ex-combattants handicapés de guerre accusent le responsable de la Direction Générale des Anciens Combattants, le colonel Oscar Nzohabonimana, d’être à l’origine de la situation. Ce responsable de la DGAC explique  qu’ils sont en train de soigner ceux qui sont hébergés dans les sites alors qu’eux aussi ils n’ont pas reçu d’assistance médicale depuis un certain temps. « Pendant 3 semaines, le colonel Oscar Nzohabonimana alias Gisabo ne nous a jamais reçu. Il a dit qu'ils sont allés soigner ceux qui vivent dans les sites. Mais d'après les informations qui nous parviennent, même ceux qui sont dans les sites ne reçoivent aucune assistance médicale. Ils ont été soignés au mois de septembre dernier, les médicaments leur sont parvenus en octobre et sont terminés en décembre », précisent nos sources.

La situation se présente ainsi, alors que « les ex-combattants handicapés de guerre devraient normalement bénéficier une assistance médicale 4 fois par an ainsi que des médicaments chaque 3 mois ». Ils déplorent que le colonel Oscar Nzohabonimana fait tout pour que ces mois terminent sans les faire soigner. Ces anciens combattants handicapés de guerre s’interrogent sur la finalité du  budget alloué à leurs soins de santé qui n’est pas dépensé. «  Avant, il disait qu'il n'avait pas de véhicule. Actuellement, il dit que le véhicule est disponible mais qu'il manque de carburant. Est-ce que réellement le ministre de la défense nationale est au courant qu'un seul véhicule manque de carburant pour que nous puissions recevoir cette assistance médicale ?»

A ce propos, le colonel Oscar Nzohabonimana qui dirige la Direction générale des anciens combattants n’a pas voulu s’exprimer sur les ondes de la RPA.

Les anciens combattants handicapés de guerre vivant dans les différents coins du pays ainsi que ceux qui se trouvent dans les sites appellent le président de la République et le ministre de la défense nationale à résoudre leur problème, afin qu’ils reçoivent des soins médicaux appropriés. 

 

Traque des Rwandophones

Traque des Rwandophones

Depuis la fermeture des frontières burundo-rwandaises, des Rwandophones sont arrêtés  dans différentes localités du pays. Un nombre important est actuellement en détention. La population déplore que certains sont aussi dépouillés de leurs biens.

Au  petit matin de ce mardi les habitants des collines Kirwati 1 et Kigwati 2 de la zone Rukaramu, Commune Mutimbuzi de la province Bujumbura se sont réveillés encercler par la police. Il s’agissait d’une opération de fouille perquisition  dans les ménages, pour vérifier des pièces d’identités. Les cibles de cette opération supervisée par le commissaire communal de la police Prosper Kazungu, affirment des sources locales, c’étaient les Rwandais. Ils sont détenus à la commune Mutimbuzi, témoigne un habitant de la zone Rukaramu. « Plusieurs  Rwandais ont été arrêtés. L’opération visait les Rwandais même si quelques  ressortissants de la RDC en ont été victimes.» 

Une opération similaire a été déjà faite en Mairie de Bujumbura.

Depuis la fermeture des frontières burundo-rwandaises, des Banyamulenge et certains  ressortissants Rwandais  vivant dans le quartier Mutakura, de la zone urbaine de Cibitoke, ont commencé à être traqués. Certains membres de la communauté des  Banyamulenge ont été conduits dans leur camp se trouvant à Bwagiriza, en commune Butezi  de la province Ruyigi. Les élèves qui étudient dans la ville de Bujumbura ont été contraints d’abandonner les études. Des Rwandais ont été aussi arrêtés. « Ce sont surtout les tutsi  qui sont ciblés car il y a d’autres Rwandais qui ont des magasins dans les localités de Mutakura  et Cibitoke  qui  sont tranquilles. »  Révèlent des habitants du quartier Mutakura.   

Des sources de Mutakura déplorent le fait que ces Rwandophones ont été également  dépourvus de leurs biens comme leurs téléphones  portables, ils les accusent de parler avec des rebelles. Les Rwandophones apprehéndés à Mutakura ont été conduits au cachot de la Brigade Spéciale de Roulage BSR, en nombre important.  Cette traque des Rwandais du quartier Mutakura est dirigée par Adelin Ndikumasabo, un des responsables du quartier, appuyé par des imbonerakure (des jeunes du parti au pouvoir).

A l’annonce de la fermeture des frontières avec le Rwanda le 11 de ce mois en cours, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a aussi déclaré que les Rwandais sont indésirables au Burundi et qu’ils avaient commencé à les renvoyer chez eux.

 

 

 

 

Ngozi : Deux militants du CNL torturés par des imbonerakure

Ngozi : Deux militants du CNL torturés par des imbonerakure

Deux membres du parti CNL ont été  torturés  par les imbonerakure  au quartier Muremera du chef-lieu de la province Ngozi. Ces militants du parti d’Agathon Rwasa n’auraient été victime que de leur appartenance politique  même si ces jeunes du parti au pouvoir les ont accusés de vol.

Ces 2 membres du parti CNL (Congrès National pour la Liberté)  qui ont été torturés par des imbonerakure sont connus sous les noms de Minani  et Kayondo. Les informations en provenance de la sous- colline Mufigi du quartier Muremera au chef-lieu de la province Ngozi indiquent qu’ils ont été arrêtés  samedi 20 janvier  par un groupe d’imbonerakure dirigé  par le chef des imbonerakure du quartier Muremera prénommé Cassien.  Ils les ont accusés de vol. Un prétexte trouvé,  affirment des sources de Muremera, pour les torturer. Une torture leur infligée non loin de la vallée de Nyakijima. « Ils les ont mis dans une grande fosse qui se trouve  tout près de la vallée de Nyakijima. Ils les ont frappés sérieusement et  se sont servis des lacets de leurs chaussures pour ligoter leurs testicules. » Témoigne une des sources sur place.

Les tortionnaires de ces militants du parti de l’honorable Agathon Rwasa  ont tenté de les faire incarcérer, ce que le procureur de Ngozi a refusé suite à leur état critique. Pour le moment ils  sont alités dans une des structures de santé  du chef-lieu de cette province du nord du pays et  le responsable de ces imbonerakure en détention. Les familles des victimes demandent que tous leurs tortionnaires soient poursuivis et punis conformément à la loi.

Nous n’avons pas pu recueillir les commentaires  de l’administration et du procureur de Ngozi.

Surpopulation à la prison centrale de Mpimba, les détenus alertent

Surpopulation à la prison centrale de Mpimba, les détenus alertent

Le surpeuplement  de la prison centrale de Mpimba inquiète beaucoup les prisonniers. Les conséquences commencent à se manifester. Ces prisonniers demandent aux responsables de la prison de régler cette question avant qu’il ne soit tard.

La prison centrale de Mpimba est l’une des maisons de détention du Burundi avec  un effectif  très élevé de détenus. Conçue pour accueillir 800 prisonniers, au 1er décembre de l’année dernière la prison de Mpimba comptait 5024 détenus. Beaucoup de détenus n’arrivent  plus à trouver même un petit espace pour s’allonger. Plusieurs centaines dorment en pleine cour et passent des nuits entières sous la pluie.

Des conséquences de ce surpeuplement ont déjà commencé  à se manifester.  Innombrables détenus souffrent  pour le moment de différentes maladies. « Beaucoup sont sous traitement de la malaria et d’autres souffrent d’une grippe qui ne guérit pas. A cause du surnombre, on respire l’air impur, plusieurs toussent. Les médicaments ne nous aident en rien.» Alerte un des détenus de la prison centrale de Mpimba.

Surpeuplée, la prison de Mpimba  manque aussi d’eau

Il y a à peu près deux mois,  la prison centrale de Mpimba a été dotée d’un système d’approvisionnement d’eau par forage fonctionnant à l’aide de l’énergie solaire. Non seulement la quantité offerte est insuffisante, les tanks installés ne dépassent pas 3 000 litres pour une population carcérale de plus de 5000, mais aussi en cette période pluvieuse, les pompes à énergie solaire ne fonctionnent pas.

Les détenus peinent à trouver de l’eau à utiliser au quotidien, que ce soit pour cuisiner  ou pour faire la propreté.

La prison centrale de Mpimba, se trouvant en Maire de Bujumbura,   est la deuxième maison carcérale la plus surpeuplée avec un taux de surpeuplement de 628.63%.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction de Serges Nibigira, alias Gikona, directeur de la prison centrale de Mpimba.

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