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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Alain Guillaume Bunyoni , un pseudo- économiste

Ouverture ce jeudi 26 Août par l’Association des industriels du Burundi de la 4eme édition du salon industriel du Burundi réunissant les entrepreneurs de la région de l’Afrique de l’Est. Durant cette activité, le Premier Ministre burundais,  Alain Guillaume Bunyoni, a indiqué que les importations n’ont pas la raison d’être tant que le sous-sol burundais  regorge d’énormes potentialités. 

Le Salon industriel du Burundi entre les entrepreneurs nationaux et ceux de la région de l’Afrique de l’Est a été organisé dans l’objectif de lancer un appel aux potentiels partenaires du Burundi pour soutenir le domaine industriel. Le thème général de de cette 4ème  édition qui durera 2 jours est je cite « un secteur industriel dynamique et responsable, engagé dans l’accroissement des exportations et la création d’emplois ».

Dans son discours d’ouverture, le Premier Ministre a fait savoir qu’il est incompréhensible que le Burundi achète certains produits étrangers. Ici Alain Guillaume Bunyoni indique que le Burundi ne devrait pas importer  entre autre les objets   en céramique et en porcelaine au moment où le sous-sol burundais regorge suffisamment d’argile. Alain Guillaume Bunyoni se demande également pourquoi le pays n’a pas de production suffisante de ciment alors que les intrants pour sa production sont sur place.

Ce discours d’Alain Guillaume Bunyoni contraste avec les défis déjà relevés par certains opérateurs économiques burundais. Lors du lancement de ce salon le 6 de ce mois, Olivier Suguru, Président de l’Association des industriels du Burundi avait souligné qu’à part les banques qui octroient des crédits aux industriels à un taux d’intérêt réduit, il existe d’autres défis tels la certification, le manque de devises et le manque d’une politique d’industrialisation qui constituent les principaux obstacles pour accroître les volumes  d’exportation.

La pénurie du carburant est un indicateur du manque de devises au Burundi.

Le manque de devises est la cause principale de la pénurie de carburant au Burundi. De son côté, le ministère de tutelle explique que le problème réside sur la mauvaise distribution des produits pétroliers. Quant à eux, certains importateurs de carburant précisent que le stock de gasoil est vide.

Depuis plusieurs jours, il s’observe une pénurie de carburant de type essence et gasoil dans différentes localités du Burundi. Sur les stations-services où le carburant est disponible, il ne dure que le temps de la rosée. La population indique que cette pénurie de produits pétroliers paralyse ses activités. Léonidas SINDAYIGAYA, porte-parole du ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des mines, a expliqué ce mercredi que cette  pénurie  du carburant est due aux irrégularités qui se sont observés dans le circuit d’approvisionnement. « Le ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des mines voudrait porter à la connaissance du public ce qui suit : primo, la quantité des carburants des produits pétroliers dans les stocks, les importations en cours, les produits en commande sont suffisants au niveau national. Deuxièmement, l’apparente pénurie qui s’observe sur le territoire résulte de quelques défaillances dans le circuit d’approvisionnement de ces produits », a- t- il indiqué. 

De leur côté, certains importateurs des produits pétroliers démentent ce discours. Ils disent plutôt que la vraie raison du manque du carburant est le gouvernement burundais qui n’a pas de devises. Selon eux, ils pouvaient importer le carburant quatre fois le mois. Mais à cause de ce manque de devises, ils ne peuvent l’importer que deux fois seulement le mois. Ainsi, ils achètent une quantité insuffisante de carburant qui ne dure pas longtemps. L’un des importateurs du carburant au Burundi témoigne. « Maintenant, nous importons seulement deux fois le mois car nous manquons de devises. Même à présent, il y’a du gasoil en Tanzanie. Malheureusement, il y’a pas de devises. Ils nous disent d’attendre que les devises soient disponibles. De ce fait, nous importons une quantité insuffisante de carburant. En réalité, il y’a une pauvreté extrême. Mais, ils ne veulent pas l’avouer. Il n’y a pas de carburant.

A cause de cette pénurie des produits pétroliers sur les stations-service, la population indique qu’elle s’approvisionne au marché noir où les prix sont très exorbitants. Là, un litre d’essence ou de gasoil se vend entre 3 et 4 mille francs burundais.

Rareté du ciment de Buceco au nord du Burundi.

Pénurie du ciment de l’usine BUCECO dans les provinces  Ngozi et Kirundo,               il y’ a plus de deux mois. Une fois  disponible au marché noir, ce ciment est vendu à des prix exorbitants. Néanmoins, le ciment importé de l’étranger reste disponible partout sur le marché.

Les habitants de la province Kirundo indiquent que le ciment de la société Buceco est disponible au marché noir. Le coût d’un sac de ciment produit par Buceco varie entre 30 et 35 milles au marché noir alors que le prix officiel est de 25.500 francs chez les commerçants de Kirundo. Pourtant, des camions ne cessent de décharger du ciment à Kirundo. Cet habitant de Kirundo indique que le problème réside chez les commerçants.  « Le problème, ce sont  les commerçants qui préfèrent voler la population pour qu’ils gagnent beaucoup. C’est l’habitude à Kirundo. Il n’y a pas un sac du ciment pour le prix du gouvernement de  25.500  depuis quelques mois. Nous observons  chaque fois les camions qui transportent du ciment mais on ne connait pas comment les commerçants  vendent ce ciment », indique un habitant de Kirundo. 

Ces habitants de la province Kirundo demandent aux administratifs et aux forces de l’ordre de régler ce problème de pénurie de ciment de Buceco.

La situation est pareille en province Ngozi. Lundi dernier, un sac de ciment se vendait à 35.000 francs  au marché noir. Les habitants de Ngozi indiquent que là où se vend ce produit de Buceco tout près de la banque Interbank et à l’endroit communément appelé Imoko sur la route vers Vyerwa le ciment est disponible mais les commerçants disent aux acheteurs que leurs ciments ont déjà payés. Ces habitants de la province Ngozi se plaignent contre les commerçants.

Pourtant, Epipode BARANYIKWA, gouverneur de la province Ngozi, a annoncé que les sanctions sont  prévues pour tout commerçant qui ne respectera pas le coût officiel du ciment.

Entretemps, le ciment Simba et Nguvu en provenance de l’extérieurs est disponible partout à Kirundo et à Ngozi.

L’essence, une denrée rare à Ruyigi.

Pénurie du carburant de type essence en province de Ruyigi  depuis déjà une semaine. Les habitants de la province  signalent  que parmi les conséquences  de ce  manque de carburant figure la hausse du prix du ticket de transport..

Les chauffeurs des bus dans la province de Ruyigi indiquent que  depuis une semaine ils ne peuvent pas avoir de carburant de type essence sur les différentes  station- services de cette province. Pour s’approvisionner en essence, ils doivent aller dans d’autres provinces ou en acheter  au marché noir  à un prix exorbitant. L’un d’eux  explique. « Il n’y pas de carburant de type essence. Sur les quatre station- services se trouvant dans la province de Ruyigi, on ne peut trouver aucune goutte de carburant. Au prix officiel, un litre d’essence s’achetait à 2.350 francs. Mais actuellement, on l’achète à  3500 francs au marché noir».

C’est le citoyen ordinaire qui subit les conséquences de ce manque de carburant. Déjà, les prix de transport ont déjà grimpé. «Ils ont déjà revu à la hausse les prix du ticket de transport. Depuis ici jusque dans la province de Gitega, on paie entre 7000 francs et 8000 francs burundais alors qu’avant ont payait 5000 francs burundais. Pour aller dans la province de Cankuzo, on paie 5000 francs au moment où avant on payait 4000 francs. Tout ça,  c’est à cause de manque de carburant».

Les habitants de Ruyigi  demandent aux  instances habilités de trouver une solution à ce problème de pénurie du carburant.

La rédaction de la RPA a  contacté Emélienne TABU, gouverneur de la province Ruyigi mais elle n’a pas voulu s’exprimer.

Les informations que nous détenons des sources du secteur du carburant au Burundi affirment que les stocks sont suffisants. A propos de ces pénuries signalées dans quelques coins du pays, ils font savoir que des fois la rupture de stock est dû au fait que les propriétaires de stations trainent à aller s’approvisionner à Bujumbura  dans certains cas à cause des dettes  des quelques secteurs de l’Etat qui tardent à payer les bons de consommation de carburant de leurs personnels affectés dans ces provinces. Nos sources ajoutent aussi que  les pénuries sont causées également par des spéculations des vendeurs de carburant, pour que le gouvernement hausse le prix du carburant et que  leurs bénéfices augmentent aussi.

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