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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Peu de récolte de haricot et de mais attendue pour la saison culturale A.

La récolte de haricots et de maïs de la saison A de cette année 2022 sera probablement inférieure à la moyenne surtout dans les basses terres du Nord et de l’Est.  Cela transparait dans la publication de ce mardi du portail d’informations humanitaires, ReliefWeb, qui indique que les conditions de sécheresse de Novembre et Décembre 2021 ont  affecté les ménages pauvres vivant dans ces régions.

 Environ 36 500 ménages se trouvant dans les basses terres du Nord ont perdu plus de 75 pour cent de leurs cultures  de haricots et environ 50 pour cent de leurs cultures de maïs. C’est l’estimation des pertes occasionnées par la sécheresse qui s’est abattu sur cette zone en moyens de subsistance en novembre et décembre 2021. Une estimation qui a été fournie par le bureau de coordination des affaires humanitaire, OCHA, le Programme Alimentaire Mondiale, PAM, et le gouvernement du Burundi après une évaluation préliminaire.

 

 Comme on peut le lire dans la publication du site internet, ReliefWeb, diffusant des informations humanitaires, la culture de haricot qui était au stade de la floraison a été la culture la plus touchée de la saison A 2022. En conséquence, les stocks alimentaires des ménages dureront probablement deux mois au lieu des cinq mois habituels, signalent ces institutions internationales et le gouvernement burundais.

De plus, le portail d’information, ReliefWeb, de ce mardi note également la hausse des prix du riz, du maïs et du sorgho en décembre 2021 provoquée par l'approvisionnement limité du marché notamment les mesures de contrôle actuelles du COVID-19 relatives aux passages frontaliers et  l'interdiction sanitaire d'importer du maïs.

  

Selon toujours ReliefWeb, dans les zones de moyens d'existence des basses terres du nord et de l'est, les ménages pauvres et très pauvres sont probablement confrontés à des résultats aigus de la sécurité alimentaire en stress en raison de revenus inférieurs à la moyenne. ReliefWeb explique que cette situation est consécutive à une récolte  inférieure à la moyenne suite à des conditions de sécheresse à des stades de croissance critiques plutôt durant la saison.

Pénurie de l’or noir en Mairie de Bujumbura.

La pénurie du carburant s’observe à différentes stations en Mairie de Bujumbura. Le manque du carburant du type mazout se manifeste depuis quelques jours tandis que l’essence commence à être de l’or. Des longues files de véhicules en attente d’être servis s’observent toujours à différentes stations.

A l’ouest de la mairie de Bujumbura où se trouvent deux stations- services en face de l’auditorat militaire, le carburant du type mazout n’existe pas. En plus, ça fait quelques jours que ce problème est là comme les employés de cet endroit l’ont révélé à la RPA.

A la situation Google se trouvant au pont Muha sur la route communément appelé route Rumonge, les employés sur place nous ont indiqué à la RPA que la pénurie du mazout se remarque depuis la semaine dernière.   

Au centre-ville de Bujumbura  à la station Interpetrol de Chez Katikati, ils étaient en train de distribuer de l’essence. Là aussi, ils ont informé la RPA que ça fait plus de deux jours qu’ils n’ont pas de mazout. La situation est pareille à la station se trouvant tout près de l’ancien hôtel Novotel. Pareille également à la station située tout près de l’ancien bureau de la PAFE, Aucune goute de mazout n’était disponible. Seules de longues files de véhicules qui cherchaient le carburant étaient sur place. Quant à la station située à l’ancien maison de l’ambassade de la France au Burundi, il n’y avait personne et on avait fermé car ils n’y avaient ni mazout ni essence.

Le pire dans tout ça est que même l’essence qui était un peu disponible par rapport au mazout commence à être difficile à trouver dans certaines stations. Cet habitant témoigne. « Depuis hier, il y avait de longue files d’attente dans différentes  stations. Actuellement, même l’essence commence être indisponible. Ici au quartier Nyakabiga à la 9eme avenue, les files de véhicules cherchant à faire le plein s’observent à la station- service Mogaz. Il n’y a pas vraiment du carburant ».

Ceux qui font le transport en commun surtout les utilisateurs du mazout indiquent qu’actuellement ils enregistrent beaucoup de perte à cause de la pénurie du carburant. Pire encore, les retards pour se rendre au travail sont multiples pour ceux qui prennent les bus.

Pourtant, le porte-parole du ministère de l’énergie et mines, Léonidas SINDAYIGAYA, avait fait savoir très récemment que le carburant serait disponible dans le pays dès le début de cette semaine. « Nous voulons vous informer qu’il y a eu de petits problèmes de chargement au niveau du port de Dar es salaam. Nous sommes en train de voir comment on pourrait  augmenter la quantité qui doit être importée au niveau du pays. Pour le moment,  je dois vous dire qu’on est en train de se reconstituer car ça pourra nous aider. Le ministère est entrain de tout faire pour  que cette situation s’estompe.  Ces produits en cours seront  déjà sur place », avait- il promit.

La solution n’a pas encore été trouvée pour le mazout et la même situation risque de se reproduire pour l’essence.

Une pénurie du carburant aux conséquences multiples dans le Burundi profond.

Les conducteurs du transport en province de Rumonge ne savent plus comment vivre à cause de la pénurie du carburant. Leurs véhicules sont garés pour le moment et n’ont plus de gagne- pain. En province Mwaro, les fraudeurs tirent profits dans cette pénurie.

Ceux qui font le transport en commun dans la province Rumonge font savoir qu’ils ne savent comment ils vont faire survivre leurs familles à cause du manque de carburant. Cette pénurie du carburant s’observe dans la province Rumonge depuis plus d’une semaine. Par conséquent,  la plupart de bus sont garés  et sans travail.  Ceux qui font le transport n’ont plus quoi  mettre sous la dent. L’un d’eux témoigne. « Tous ceux qui ont l’habitude manger à chaque fois qu’ils mettent le pied dans la route pour faire le transport  n’ont plus du travail. Ils ont garé leurs véhicules. Actuellement,  ils sont entrain de contracter des dettes sans savoir comment ils vont les rembourser. Les conséquences sont multiples car les familles ne savent plus  comment elles vont avoir de quoi mettre sous la dent. Le carburant est devenu un casse- tête. Ici chez nous à Rumonge,  rien ne marche. Ca fait une semaine que cette pénurie du mazout s’observe. Aujourd’hui, nous sommes au huitième jour. En, il n’y a même pas d’espoir que nous allons avoir ce carburant même dans les jours à venir. L’essence a été disponible un jour seulement et n’a duré que le temps de la rosé ».     

Pour le moment, seuls peu de bus font le transport en commun dans la province Rumonge. Quant à ceux qui font ce métier de transport, ils indiquent que  même là où ils parviennent à trouver  du carburant un bidon de vingt litres coûte plus de quatre- vingt mille francs burundais. Une somme qui est difficile à avoir surtout qu’ils ne sont pas autorisés à hausser le prix du transport. « Actuellement c’est très peu de véhicule qui font le transport à Rumonge. C’est surtout les véhicules en provenance de Bujumbura. Ceux qui prennent les bus pour se déplacer ont également diminué. Là où le carburant est disponible, il est vendu à un prix exorbitant au point qu’un bidon s’achète entre quatre’ vingt milles et nonante milles. Pire encore,  nous ne pouvons pas augmenter le coût du ticket de transport car si tu le fait, on t’emprisonne », raconte un transporteur.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre la ministre du Commerce, Marie Chantal NIJIMBERE pour s’exprimer sur cette pénurie du carburant qui se fait parler depuis quelques temps au niveau national

Entretemps, le porte- parole du ministère de l’énergie et mines,  Mr Léonidas SINDAYIGAYA, avait fait savoir récemment que ce problème est dû au chargement des véhicules qui l’emmènent jusqu’au Burundi mais que le dit problème en question a été résolu et que depuis le lundi dernier le carburant devrait être déjà  disponible sur  tout le territoire national.  Une promesse malheureusement non tenue

Pareille situation à Mwaro

Certains habitants de la province Mwaro s’indignent que le peu de carburant disponible est vendu frauduleusement par des fraudeurs de carburant et ce sans que l’administration ne réagisse.

En effet, cette province ne compte que deux stations-service. Pire encore, une seule des deux stations est fonctionnelle l’autre étant en cours de réhabilitation.

Là aussi, révèlent nos sources, le peu de carburant disponible est raflé par une poignée de commerçants qui le revendent à un prix exorbitant comme le témoigne cet habitant de la place qui s’est confié à la RPA. « Ici en province de Mwaro, il s’observe une pénurie de carburant. Ce qui pousse les fraudeurs à le vendre à un prix très élevé. S’il arrive que le carburant soit disponible à Mwaro, il est directement vendu aux fraudeurs. Ces derniers vont même dans d’autres provinces pour s’en procurer à moins cher et reviennent pour en tirer le maximum de bénéfices possibles. Tenez, aujourd’hui 1litre d’essence est vendu à 7000 francs burundais  et la grande bouteille Kinju dont la capacité est de 1,5 litres est vendu à 9000 francs burundais ».

Frustrés, les habitants de la province Mwaro demandent aux autorités habilités de trouver une solution à ce problème car ses répercussions s’étendent sur d’autres secteurs de la vie du pays. « Si l’administration y met du sien, elle peut mettre fin à cette spéculation. Nous demandons aux autorités du pays de faire en sorte de trouver une issue à cette pénurie répétitive du carburant car cela commence déjà à impacter sur les prix des autres produits. Franchement, la population est fatiguée », insiste un habitant de Mwaro.

Cette vente illicite du carburant rend nons seulement la vie encore plus chère mais aussi met en péril la vie des habitants de la place. Ici, les habitants de Mwaro illustrent leurs propos par un exemple d’une maison dans laquelle les fraudeurs stockaient leur carburant qui a pris feu il y a de cela 3 mois.

A propos de cette fraude qui s’opère au vue et au su des administratifs, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre le Colonel Gaspard Gasanzwe, gouverneur de la province Mwaro, pour de plus amples éclaircissements.

Le sucre se fait toujours rare malgré les bonnes promesses de la SOSUMO.

Aucune solution n’a encore été trouvée sur la question du sucre ce lundi comme l’avait promis le porte-parole de la SOSUMO. Actuellement, les plaintes des consommateurs de cette denrée sont vives dans la capitale économique Bujumbura et à l’intérieur du pays.

Les habitants des différents quartiers situés au nord de la capitale économique Bujumbura interrogés par la RPA  disent que s’approvisionner en sucre est devenu un casse-tête.

Hormis qu’ils achètent le sucre à 3 milles francs le kilo, ils sont obligés d’acheter encore du pain. La quantité de sucre obtenue ne peut dépasser un kilo comme l’indique cet habitant. « Aucun changement. Dans les boutiques il n y’en a pas, et s’il est disponible, l’on ne sert qu’un seul kilo à 3 milles francs  moyennant l’achat du pain à 2300 francs la pièce. En tout, il revient à 5300 francs. On y ajoute un sachet de 200 francs et ça devient 5500 francs. Au lieu d’être disponible, le sucre devient de plus en plus rare».

Plus au nord du pays dans la ville de Muyinga, c’est le  même scenario. Les habitants ont oublié de prendre la tasse de thé et le sucre se vend en cachette à 6.000 francs le kilo en cas de disponibilité. Ces habitants  interpellent le gouvernement pour reconsidérer cette situation d’autant plus que les déclarations officielles parlent d’une bonne production  au début de cette année. « En tant que citoyens, nous demandons au gouvernement de prendre en main la question pour l’analyser et dénouer le problème. Il est inconcevable d’entendre la SOSUMO chanter une bonne production alors que la population en manque énormément pour la consommation. Qu’aucun citoyen ne manque du sucre tant qu’il est produit localement », insiste un citoyen de Muyinga presque dépassé par les évènements.

 

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