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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le prix du transport passe du simple au quadruple à Rumonge.

Les prix de transport à moto ou à bord de véhicule sont devenus inabordables en province de Rumonge.  Ils sont passés du simple au quadruple. Déjà, les habitants de Rumonge préfèrent de se déplacer à pied.

La carence des produits pétroliers au Burundi serait la cause de la montée des prix en province Rumonge. Selon les informations en provenance de cette province, les prix de transport ont quadruplé. « La bouteille  de 1,5 l d’essence coûte 17mille francs burundais. Ça devient donc un grand problème pour ceux qui se déplacent de Gatete à Rumonge soit un trajet de 6km où les frais de déplacement sont désormais de 5000 francs burundais à moto. De Rumonge à Karonda, les frais sont de 6000francs burundais alors que le prix habituel était de 1500. Vous comprenez donc  bien que le prix s’est multiplié par 4 », raconte un habitant.

Pour le moment, les habitants de Rumonge ont commencé à se déplacer à pied. « C’est vraiment déplorable. Maintenant, tout le monde se déplace à pied de Karonda à Rumonge distant de 20km ou de Rumonge à Mugano », ajoute- t- il.

Les habitants de Rumonge  font savoir que la vie est devenue cher et que même les denrées alimentaires sont devenues chères sur le marché suite à cette montée des prix de transport.

Le PAM alerte sur l’insécurité alimentaire au Burundi suite à la guerre en Ukraine.

La guerre en Ukraine pourrait empirer l’insécurité alimentaire dans la région de l’Afrique de l’Est et au Burundi. La région était déjà affectée par la carence de pluies ces trois dernières années.

Les perturbations des importations, de la production et de la flambée des prix des denrées alimentaires induites par le conflit actuel en Ukraine pourraient aggraver la situation de la sécurité alimentaire  dans la région de l'Afrique de l'Est. Comme la publication du site relief web de ce lundi l’illustre, les experts du Programme Alimentaire Mondial (PAM) expliquent que cette situation devrait avoir de graves répercussions sur la disponibilité et les prix des aliments, surtout que la région a tellement souffert d’une faible pluviosité ces trois dernières années.

De ce fait, ces spécialistes montrent que bien que les importations directes de la Russie et de l'Ukraine soient négligeables, 95 % de l'huile de tournesol réexportée vers le Burundi et le Rwanda proviennent de l'Égypte qui importe directement 100 % de son huile de tournesol de la Russie et de l'Ukraine.  Le PAM signale donc que si le conflit entre les deux pays se poursuit, la hausse des prix de l'huile de tournesol affectera l'Égypte, ce qui se répercutera à son tour sur les marchés intérieurs du Burundi et du Rwanda.

De même, le  Programme Alimentaire Mondial  révèle que, poussé en partie par le conflit en cours, le coût de l’assortiment alimentaire que PAM distribue dans les pays de l’Afrique de l’Est a subi une augmentation moyenne de 23% en un an, c’est-à-dire de février 2021 à février 2022.

Enfin, les experts du PAM soulignent que l’augmentation des prix mondiaux du pétrole se traduira par une augmentation des coûts de l'essence et du diesel dans les pays de la région. Ce qui a déjà eu un impact sur la Somalie,  l'Ouganda et le Burundi.

Pour ce qui concerne le Burundi, cette publication indique que les prix de l'essence ont augmenté de 24 % d'une année à l'autre. Selon les mêmes études, les pénuries de pétrole et des produits pétroliers ainsi que les prix élevés du carburant qui en résultent devraient persister dans un contexte de prix internationaux du pétrole qui continuent de monter en flèche. Cette situation finira par avoir un impact sur les coûts du transport et pousser les prix alimentaires locaux à la hausse, concluent les experts du Programme Alimentaire Mondial.

Pénurie du carburant qui rime avec désordre.

Il s’observe un désordre dans la distribution du carburant en Mairie de Bujumbura. Si le carburant n’est pas dissimilé, les clients ne sont pas servis par ordre d’arrivée et certains préfèrent se rabattre au marché noir pour s’approvisionner à un prix exorbitant.

Vivre aujourd’hui en mairie de Bujumbura est un casse-tête suite à la pénurie du carburant. Les habitants de la ville de Bujumbura qui se sont entretenus avec la RPA indiquent que l’après-midi de ce jeudi seule la station-service dite Kobil située près de la place de l’indépendance était en train de distribuer du carburant. Les demandeurs de ce produit étaient nombreux  sur les files d’attente mais un tout petit nombre a été servi, explique ce chauffeur de bus qui était à la 94ème  position. Il déplore le non-respect  de l’ordre d’arrivée dans la distribution de ce produit.  «Nous avons été attristés de constater qu’un grand nombre de véhicules de la police viennent remplir beaucoup de bidons d’essence alors que nous venions de passer toute la journée sur place sans être servis. En quoi ces policiers vont-ils utiliser ce produit ? Il sera sans doute vendu au marché noir. C’est la loi du plus fort qu’on applique. Nous avons aussi appris qu’un camion-citerne a approvisionné la station Interpetrol vers 18 heures de ce jeudi. Mais arrivée sur place, on nous a dit de revenir le matin de ce vendredi».   

Ce chauffeur de bus fait savoir qu’ils ont été étonnés d’apprendre ce vendredi matin que ce carburant est déjà épuisé à cette station-service.  « On nous a dit  ce matin qu’il n’y a plus de carburant. Imaginez-vous d’apprendre que le carburant servi hier à 18 heures soit  déjà épuisé vers 7 heures de ce vendredi. Excepté la station Interpetrol située tout près de l’Eglise Pentecôte de Ntahangwa, aucune autre station-service ne donnait du carburant ce vendredi matin ici en mairie de Bujumbura. C’est vraiment terrible. Presque tous les véhicules sont stationnés devant les stations-services et d’autres sont garés à la maison », se lamente- t- il.   

Un autre habitant de la ville de Bujumbura indique qu’aujourd’hui certains s’approvisionnent  en carburant au marché noir mais à un prix trop élevé. «A la 11ème  avenue du quartier Buyenzi, un litre d’essence s’achète à 8000 francs burundais. On a appris que certains vendeurs y ajoutent de l’eau et du thé. C’est vraiment déplorable », a- t- il révélé.

Les taxi- motards très impactés par la pénurie du carburant.

Les conducteurs de Taxi-motos ne savent plus sur quel pied danser en cette période de pénurie de carburant. Interdits de pénétrer dans la ville de Bujumbura à bord de leurs motos, ils passent leur temps à sillonner les routes avec des bidons ou réservoirs sur la tête à la recherche de ce produit.

Dans la capitale économique Bujumbura, les taxi-motards se plaignent de la persistante pénurie du carburant. Comme l’indique un parmi eux, il peut passer toute une journée en attente du carburant sur stations- services. Il ajoute que pour obtenir la précieuse denrée, il faut glisser un bakchich au pompiste. Ci- après, son témoignage. « Quand je vais chercher du carburant, je prends un taxi ou un bus avec un réservoir avec moi. Je passe toute la journée en ville. Vous comprenez que je ne travaille plus. La journée entière je la passe en ville. Et lorsque le carburant est disponible, je dois payer au pompiste quelque chose entre deux mille et trois mille francs pour obtenir le précieux carburant. La vie devient difficile. Nous allons abandonner le métier de taxi-motards ».

Un autre conducteur de taxi- moto déclare qu’il peut passer une journée avec un bidon ou un réservoir sur la tête en quête du carburant dans la capitale économique Bujumbura. « Arrivé à la station-service, il m’est fourni deux litres et ils s’épuisent. Lorsque le carburant s’épuise et comme il n’y a pas de vélos ou motos, j’emporte le réservoir et je passe toute la journée à me balader avec un réservoir à la recherche du carburant pour complément ».

Les conducteurs de motos et de TUK-TUK demandent au gouvernement de prévoir des stations à leur proximité ou de leur indiquer le jour de fourniture du carburant étant donné que nombreuses stations- services avec du carburant se trouvent en mairie de Bujumbura et non en dehors. Par ailleurs, ces conducteurs disent vouloir abandonner leur métier pour retourner cultiver.

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