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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Flambée des prix de transport sur l’axe Makamba-Bujumbura.

Les usagers indiquent que les prix ont presque triplé par rapport aux prix officiels. Ils demandent au gouvernement de tout faire afin que ces prix soient revus à la baisse car la vie est devenue insupportable.

 Cette flambée des prix de transport s’observe surtout chez les bus n’appartenant pas aux agences de transport. Les passagers paient une somme comprise entre 23000 et 25000  pour le trajet Makamba-Bujumbura au moment où le prix officiel est de 9000 francs burundais.

En province de Makamba, les prix de transport ont également grimpé en se rendant d’une commune à une autre ou en se rendant dans une autre province voisine de Makamba. Pour le trajet entre les communes Nyanza-lac et Rumonge, on paie 10.000 francs burundais au moment où le prix d’avant était de 2500. De  la commune Nyanza-lac à la commune Makamba, on paie 10.000 francs alors qu’avant on payait 3000 francs burundais.

De leur côté, les agences de transport opérant sur l’axe Bujumbura- Makamba ont majoré de 7000 francs le ticket de transport.

Dans l’entre- temps, les motards ont également revu à la hausse les prix de transport. De  Nyanza-lac àMukungu, on paie actuellement 5000  alors qu’avant on payait 2000 francs buundais., De Mukungu à Kigwena ,on paie actuellement 3000 francs  au moment où on payait avant 1000 francs burundais et enfin  de Mukungu à Mugerama, on paie actuellement 4000 alors qu’avant le prix était de 1500 francs burundais.

Les conducteurs des taxi-vélos de cette province ont, dans la foulée, majoré leurs prix de transport d’une somme allant de 200 à 500 francs burundais.

Les pêcheurs subissent le plein fouet du manque de carburant.

Burundi

Les pêcheurs  en commune Nyanza-Lac  de la province Makamba éprouvent depuis un moment  des  difficultés pour exercer pleinement leur métier. La pénurie du carburant entrave leur travail. La majorité ne travaille que sporadiquement

Le port de pêche de Ku Muguruka en zone Mukungu de la   commune de Nyanza-lac en province Makamba  compte près de 150 équipes de pécheurs. Ces derniers jours, il  n’est pas rares que telle ou  telle autre   équipe   s’absente  dans le lac faute de carburant.

Certains de ces pécheurs qui se sont entretenus avec la rédaction de la RPA indiquent que se procurer du carburant ces derniers jours est  un véritable casse-tête. Pour pouvoir s’en  procurer, ils doivent  faire recours au marché noir et là le prix est exorbitant. Une  bouteille de 1.5 litres coûte 20 mille francs tandis qu’un bidon de 20 litres coûte 150.000 francs. Les pécheurs révèlent que ce carburant se vende dans la plus grande discrétion. Les vendeurs de ce produit ont fait de sortes de stations mobiles. Ils se promènent avec des sacoches  dans lesquelles se trouvent de petits bidons   contenant   du carburant. Celui qui en veut en grande quantité peut faire une commande, selon toujours nos sources au sein des pécheurs. Toutes ces manœuvres  sont faites dans le but d’éviter de se  faire attraper par la police.

La situation est pareille chez les pécheurs de la province  Rumonge. Le seul avantage pour eux,  du moins selon notre source, est que le gouverneur leur donne la permission de s’approvisionner  dans des bidons sans problème sur des stations qui  parviennent à être approvisionnées en carburant.

La période de pêche  devra reprendre vendredi prochain pour ceux qui auront la chance d’avoir du carburant.

Du manque de carburant à l’explosion du prix de transport.

Les prix du transport en commun ont explosé d’une province à une autre. Le prix de transport a plus que doublé selon les destinations suite au manque de carburant.

Depuis qu’il s’observe une pénurie inhabituelle de carburant dans tout  le pays, les prix de transport ont grimpé selon les passagers. L’exemple donnée par certains d’entre eux est celui du ticket de transport pour Bujumbura –Gitega à bord des véhicules de type Probox  qui est fixé à vingt mille francs burundais au moment où le prix officiel était de sept mille cinq cent francs burundais. Le prix de transport pour Gitega-Ngozi est passé de 6000 à 12.000 francs.

Les conducteurs des véhicules expliquent cette monté des prix  de transport par le maque du carburant. Selon eux, ils doivent recourir au marché noir pour trouver  un peu de carburant où le prix d’un litre varie entre 10 et 20 mille francs au moment où le prix officiel est 2780 francs burundais.

Même les agences de transport ont augmenté les prix de transport d’une manière spéculative. Selon les passagers, les chefs des agences donnent des tickets de transport à leurs employés et lorsque les passagers viennent les acheter aux agences ils sont signifiés que les tickets de transports sont terminés. Par après, les employés des agents se font passer pour des passagers et proposent aux plus pressés pour voyager de leur céder des tickets Ainsi, ils cèdent ces tickets à 15 milles francs. La pratique se fait dans les agences qui empruntent la route  Gitega- Bujumbura.

La population surtout les passagers demandent que le carburant soit disponible afin que les prix de ticket de transport soient revus à la baisse.

Abandon de travail au Savonor par manque de moyens de déplacement.

Douze employés parmi le personnel de l’entreprise Savonor ont déjà abandonné leur travail suite au manque de moyens de déplacement. La mesure du ministère de l’intérieur limitant les motos et vélos de franchir certains endroits de la mairie de Bujumbura et le manque du carburant sont à l’origine de cet abandon du travail par ces employés.

Ces employés ont décidé d’abandonner leur travail par manque de moyens de déplacement. Jusqu’à présent, ils sont au nombre de 12 employés en provenance des différents coins du pays. Selon les sources de la RPA, la mesure du ministre de l’intérieur interdisant les motos et les vélos de franchir certains endroits de la mairie de Bujumbura est à l’origine de ces abandons. Une mesure qui a fortement impacté les employés de Savonor qui utilisaient ces moyens de transport pour arriver à leur travail. Pire encore, le manque remarquable du carburant dans le pays n’a fait que rendre la vie de plus en plus difficile pour ces employés. L’un de ces travailleurs témoigne. « Beaucoup ont déjà abandonné  leur travail et ils sont au nombre de 12 actuellement. Avant, ils utilisaient des vélos, des  motos et des tuk tuk pour se présenter au travail. Mais pour le moment,  c’est très difficile d’arriver  au travail pour eux. Ils viennent des différents coins du pays. Certains viennent de Gihanga, d’autres de Kanyosha et ailleurs. Aujourd’hui avec le manque du carburant, tu peux passer plus d’une heure à attendre le bus. Ce qui cause souvent des retards. En plus,  leur employeur ne peut tolérer ces retards. C’est pourquoi ils ont abandonné  leur travail ».     

De plus, ces employés indiquent que leur salaire était insuffisant alors qu’ils ont beaucoup de charges familiales. « D’abord il y a un problème lié à un salaire insuffisant.  Ensuite,  c’est avec le même salaire qu’ils paient leurs moyens  de déplacement, qu’ils assurent la survie de leurs familles  et qu’ils utilisent pour payer le loyer. Au bout du compte,  ils ne gagnent rien. Raison pour laquelle ils ont abandonné  leur boulot », a révélé notre source chez Savonor.

Les informations en provenance de l’entreprise Savonor indiquent qu’il n’y a pas de véhicule prévu pour déplacer cette catégorie d’employés de bas niveau. La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre la direction du Savonor pour plus de détails par rapport à ce problème.

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