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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Affaire Christophe Sahabo : la Suède reconnaît des limites à son assistance consulaire

Par: Inès Gakiza

Stockholm affirme suivre de près le dossier du Dr Christophe Sahabo, détenu au Burundi depuis 2022. Mais la double nationalité du médecin et l’absence de représentation diplomatique suédoise sur place compliquent toute intervention consulaire.

Burundi : un député suédois interpelle Stockholm sur le sort du Dr Christophe Sahabo

Par: Josiane Muzaneza

Le député social-démocrate suédois Olle Thorell a interpellé la ministre suédoise des Affaires étrangères au sujet du citoyen suédois Dr Christophe Sahabo, détenu au Burundi depuis avril 2022. Dans une question écrite adressée le 24 avril à Maria Malmer Stenergard, il demande des mesures urgentes afin de garantir sa sécurité, son accès aux soins ainsi que le respect de ses droits.

Burundi : 29 ans après l’attaque du séminaire de Buta par le CNDD-FDD, justice toujours pas rendue pour les 40 séminaristes tués

Par: Josiane Muzaneza

30 avril 1997 – 30 avril 2026, 29 ans jour pour jour depuis l’attaque du séminaire de Buta, au cours de laquelle 40 séminaristes ont été tués par des hommes armés. Ce drame, survenu dans la nuit du 30 avril 1997, continue de marquer les familles des victimes qui réclament toujours justice.

Explosion d’un dépôt d’armes à Musaga: indemnisation des victimes, une obligation légale

Explosion d’un dépôt d’armes à Musaga: indemnisation des victimes, une obligation légale

Par: Clovis Niyonzima

Au lendemain de l’explosion survenue dans un dépôt d’armes en zone habitée, la question de la responsabilité de l’État burundais est au cœur du débat. Entre droits constitutionnels et règles du Code civil, les victimes sont fondées à exiger protection, vérité et réparation.

La Constitution du Burundi consacre des droits fondamentaux qui engagent directement la responsabilité de l’État en cas de drame affectant les populations civiles. L’article 24 garantit le droit à la vie, tandis que l’article 25 protège l’intégrité physique. Les pertes humaines et les nombreux blessés enregistrés lors de l’explosion traduisent ainsi une atteinte grave à ces droits, que l’État a l’obligation de préserver.

Au-delà de ces garanties, l’article 48 impose à l’État d’assurer la sécurité des citoyens. Or, l’explosion de munitions dans une zone habitée, ayant causé des dégâts jusque dans les ménages, soulève de sérieuses interrogations quant au respect de cette obligation. Une telle situation peut être interprétée comme un manquement au devoir de prévention et de protection des populations civiles.

Les conséquences matérielles de cet incident renforcent davantage cette responsabilité. L’article 36 de la Constitution protège le droit de propriété et prévoit une indemnisation en cas de préjudice. Les habitations détruites ou endommagées ouvrent ainsi droit à une réparation juste et équitable pour les victimes. Dans le même sens, l’article 38 garantit la protection des personnes et de leurs biens, imposant à l’État de répondre aux conséquences d’un tel sinistre.

Par ailleurs, l’article 31 relatif à la liberté d’information consacre le droit des citoyens à être informés de manière transparente sur les causes réelles de l’explosion, une exigence essentielle dans un contexte marqué par des interrogations et des inquiétudes.

Ces dispositions constitutionnelles sont renforcées par les articles 258, 259 et 260 du Code civil, Livre III, qui encadrent la responsabilité en cas de dommage. Ils établissent clairement que tout fait causant un préjudice à autrui oblige son auteur à le réparer, qu’il résulte d’un acte volontaire, d’une négligence ou d’une imprudence. La responsabilité est également engagée lorsque le dommage est causé par une chose dont on a la garde, ce qui implique que toute personne ou institution en assurant la gestion doit en assumer les conséquences.

Dans ce contexte, l’explosion d’un dépôt d’armes, relevant de la responsabilité de l’État, engage pleinement celui-ci, tant sur le plan de la protection des citoyens que sur celui de la réparation des dommages.

En définitive, la prise en charge des victimes ne relève pas d’une simple décision politique, mais d’une obligation juridique clairement établie. L’État burundais est ainsi tenu d’apporter une réponse rapide, transparente et conforme au droit, afin de garantir justice et dignité aux victimes de ce drame.

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