Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Rumonge : des parents contestent la fusion des classes de 9e et les cours jusqu’à 18 heures

Par: Digne Karondo

Des parents d’élèves de la commune de Rumonge, en province de Burunga, se disent préoccupés par une décision du Directeur provincial de l’enseignement (DPE) consistant à fusionner deux classes différentes de 9e année. Cette mesure est liée au fait que la 9e année est une classe à test. Les élèves suivent les cours le matin avant de revenir l’après-midi pour des séances de révision. Désormais, ces élèves suivent les cours de 14 heures à 18 heures. Les parents craignent des conséquences sur la qualité de l’enseignement ainsi que sur la sécurité des enfants et demandent aux autorités de revoir cette décision.

Muyinga : une nouvelle organisation des examens qui suscite des mécontentements

Muyinga : une nouvelle organisation des examens qui suscite des mécontentements

Par: Clovis Niyonzima

À Muyinga, plusieurs enseignants dénoncent une nouvelle méthode d’organisation des examens : ils sont envoyés surveiller dans des écoles éloignées, sans aucune prise en charge de leurs frais de transport ni de restauration. Une situation qu’ils jugent injuste et préjudiciable à la qualité du travail pédagogique.

Toutes les écoles de la commune de Muyinga sont actuellement en pleine session des examens du deuxième trimestre, organisée après un test d’évaluation de trois jours lancé par la direction de l’enseignement.

Selon plusieurs enseignants, la méthode de surveillance des examens a été entièrement revue. Désormais, les enseignants sont envoyés dans d’autres écoles, parfois situées à plus de 20 kilomètres de leur établissement d’attache. Ceux des écoles d’accueil, à leur tour, sont déplacés ailleurs. Cette rotation, déjà appliquée lors du test précédent, s’étend à nouveau sur les cinq jours d’examens en cours.

Fatigués et préoccupés, de nombreux enseignants dénoncent une organisation lourde de conséquences. Ils affirment devoir couvrir eux-mêmes les coûts du transport et de la nourriture, ce qui alourdit leurs charges quotidiennes.

Au-delà des conditions matérielles, les enseignants mettent également en avant les difficultés d’évaluer des élèves qu’ils ne connaissent pas. “Nous corrigeons les copies d’élèves que nous n’avons jamais encadrés, ce qui peut fausser l’évaluation de leur niveau réel”, ajoute un autre.

Selon eux, cette situation nuit autant à la qualité de leur travail qu’au rendement des élèves, évalués par des enseignants épuisés et frustrés. Ils appellent les autorités éducatives communales et le ministère de l’Éducation à revoir d’urgence cette pratique, afin de permettre aux enseignants de surveiller et de corriger les copies dans leurs propres écoles.

Contactés, le chef du département communal de l’Éducation à Muyinga et Blaise Pascal Misago, directeur provincial de l’éducation en province Buhumuza, n’avaient pas encore réagi au moment de la publication.

 

 

Muyinga : des élèves à même le sol faute de place dans les écoles

Muyinga : des élèves à même le sol faute de place dans les écoles

Par: Elvis Niyomwungere

Dans plusieurs écoles de la commune de Muyinga, les classes débordent d’élèves. Faute de bancs et de salles suffisantes, certains enfants sont contraints de suivre les cours assis à même le sol. Parents et enseignants appellent les autorités éducatives à agir d’urgence.

Les conditions d’apprentissage se dégradent dans plusieurs écoles de la commune de Muyinga, en province de Buhumuza. Le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter, dépassant largement la capacité d’accueil des établissements.

Dans certaines classes, les enfants s’entassent à trois ou quatre sur un même banc. D’autres n’ont pas cette chance et s’assoient à terre pour prendre des notes. Une situation jugée alarmante par les parents d’élèves, qui dénoncent l’insuffisance des infrastructures scolaires et le manque criant de matériel.

« Les écoles de Muyinga I, Muyinga 3 et 4, ainsi que celles de Muyinga II, notamment l’Ecofo Taba et l’Ecofo Mukoni, sont toutes confrontées au même problème », rapporte un parent. « Selon les normes, une classe ne devrait pas compter plus de 50 élèves. Aujourd’hui, ce nombre est largement dépassé dans la plupart des écoles. »

Les directions d’écoles tentent d’improviser : rajouter des bancs, fusionner certaines classes ou organiser des cours à tour de rôle. Mais ces solutions temporaires rendent le travail des enseignants difficile et compromettent la qualité de l’enseignement.

« Avec autant d’élèves, il devient presque impossible de suivre le niveau de chacun », confie un enseignant. « Les enfants perdent en concentration et ceux qui s’assoient par terre sont souvent découragés. »

Les parents et le corps enseignant plaident pour que les autorités éducatives interviennent en urgence. Ils demandent la construction de nouvelles salles de classe et la fourniture de bancs-pupitres supplémentaires, afin de garantir un cadre d’apprentissage digne à leurs enfants et faciliter la tâche des enseignants.

 

Privés d’aide, les enfants réfugiés burundais de Lusenda et Mulongwe renoncent à l’école

Privés d’aide, les enfants réfugiés burundais de Lusenda et Mulongwe renoncent à l’école

Par: Nadège Irakoze

Dans les camps de Lusenda et de Mulongwe, au Sud-Kivu, des centaines d’enfants de réfugiés burundais ont abandonné l’école depuis la suspension de l’aide des organisations internationales. Sans moyens pour payer les frais scolaires, leurs parents craignent de les voir sombrer dans l’oisiveté ou exploités dans des petits travaux pour survivre.

Les réfugiés burundais installés dans les camps de Lusenda et de Mulongwe, en République Démocratique du Congo, alertent. Leurs enfants ne vont plus à l’école depuis plusieurs semaines, après la suspension des aides internationales qui couvraient les frais de scolarité. Cette situation plonge les familles dans une détresse profonde et menace l’avenir de toute une génération.

Selon les témoignages recueillis, la fin du financement de la prise en charge scolaire par l’organisation Action Aid, en collaboration avec le HCR, a été annoncée dès septembre 2025. « Action Aid nous a informés qu’elle n’avait plus de fonds pour payer les frais de scolarité, ni pour les élèves du primaire ni pour ceux du secondaire », expliquent plusieurs parents réfugiés qui soulignent que  des centaines d’enfants ont dû abandonner les classes.

Le problème est particulièrement grave dans le territoire de Fizi, province du Sud-Kivu, où la population scolaire des camps est très élevée. « Presque tous les enfants ont quitté l’école faute de moyens. Certains errent dans les rues, d’autres se dirigent vers les rives du lac Tanganyika ou vers Misisi à la recherche de petits boulots », témoigne un réfugié du camp de Lusenda.

Les parents s’inquiètent des conséquences sociales de cette situation. Sans accès à l’éducation, ces enfants deviennent vulnérables à l’exploitation, à la délinquance ou à d’autres dérives. Et l’inquiétude grandit d’autant que ces familles n’ont plus reçu d’assistance alimentaire depuis plus d’un an et quatre mois. « C’est dramatique. Nos enfants risquent de perdre tout espoir d’un avenir meilleur si personne ne nous vient en aide », s’indigne un père de famille rencontré sur place.

Les réfugiés de Lusenda et de Mulongwe appellent les organisations humanitaires, le HCR et les bienfaiteurs à réagir d’urgence afin de garantir le droit à l’éducation de leurs enfants.

 

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 619 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech