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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un égout plein de déchets pollue le parking de bus au centre-ville de Bujumbura

Les usagers du transport en commun qui se déplacent vers les quartiers du Nord de la ville de Bujumbura disent être indisposés par l’odeur nauséabonde dégagée par l’égout situé sur le parking de bus à l’ancien marché central de Bujumbura.  Cet égout est débordé par les déchets qui se déversent en pleine rue de ce parking.

Ce cloaque qui dégage d’une odeur écœurante et déverse les excréments humains en pleine rue du parking de bus, est situé à l’endroit communément appelé SOGEMAC, à l’ancien marché central de Bujumbura. « Au parking des bus qui desservent les quartiers et zones Ngagara, Nyakabiga, Buyenzi, Carama, Gihosha et Gasenyi, il y’a un égout qui habituellement canalise les déchets qui proviennent de la SOGEMAC. Mais puisqu’aujourd’hui il est débordé, les eaux usées de cet égout contenant des excréments se déversent sur le parking de bus », se lamente un habitant de cette ville économique.

Ainsi donc, tant les transporteurs que leurs clients disent être incommodés par l’odeur méphitique qui en émane. « Les clients se plaignent comme quoi les eaux usées se déversant sur le parking ainsi que cette odeur infecte les indisposent amèrement. La situation peut durer deux ou trois jours alors qu’il existe des services habilités pour assurer la propreté dans la ville », s’indigne un autre habitant.

Les services de l’hygiène dans la municipalité de Bujumbura sont interpellés par les usagers de ce parking de se ressaisir pour normaliser cette situation.

A ce sujet, nous n’avons pas pu joindre les autorités municipales, encore moins celles de la commune Mukaza.

Une vie pitoyable pour les burundais demandeurs d’asile en Ouganda

Les burundais demandeurs d’asile  en Ouganda viennent de passer 6 mois dans une vie précaire et misérable dans ce pays. Ces burundais indiquent qu’à part cette longue période d’attente pour être admis dans le camp de réfugiés, ils sont menacés par la famine et les maladies.  

Depuis 6 mois, les 120 familles des burundais sont en attente d’une réponse favorable à leur demande d’asile en Ouganda. Mais, pour des raisons qu’ils ignorent encore, ils disent que leurs que leur requête semble être négligée par les autorités habilitées. « Les responsables des réfugiés au camp de Nakivale nous ont amenés dans une église pour y loger, il y a de cela 6 mois. Lorsque nous nous rendons à leurs bureaux pour demander où en est notre demande d’asile, ils ne nous répondent rien », raconte l’un d’entre eux avec une voix pleine de désespoir.

La vie que mènent ces burundais,  rassemblés dans une église appelée Rehoboth se trouvant dans une localité appelée Kabaza, est très difficile. Ils font savoir que la famine et les maladies vont les tuer. « Nous n’avons pas assez de couvertures pour se protéger contre le froid quand la pluie tombe. Les enfants ont souvent le Kwashiorkor à cause de la malnutrition. Ce qui est triste, c’est que nous n’avons pas le droit de se faire soigner. Les agents de santé nous signifient que nous sommes des inconnus », ajoutent-ils.

Ce qui frustre ces burundais  c’est qu’ils ne sont pas amenés au camp de transit dit Kukibati comme ça se faisait auparavant, pour qu’ensuite ils soient conduits au camp de réfugiés de Nakivale. « Ils nous avaient promis  que si une fois le camp de transit Kukibati est libéré, c’est nous qui vont l’occuper. Mais ce qui est étonnant, c’est que ça fait très longtemps que ce camp de transit est libre et qu’on continue à vivre le calvaire dans cette église ».

Selon toujours ces burundais demandeurs d’asile en Ouganda, c’est de la mendicité et de la charité des passants qu’ils arrivent à mettre quelque chose sous la dent.

A ce propos, nous avons essayé de contacter les responsables des réfugiés en Ouganda mais sans succès.

Réouverture des marchés du bétail mais avec certaines restrictions

La décision de rouvrir les marchés du bétail a été prise ce jeudi 22 septembre 2022 à l’issu de la réunion du comité national chargé du suivi de la maladie de la Fièvre de la Vallée du Rift. Toutefois, ce comité a imposé certaines mesures pour continuer à contenir cette maladie.

D’après les tweets du ministère en charge de l’élevage, la mesure de réouverture des marchés du bétail a été prise « après qu’il ait été constaté que l'ampleur de la maladie de la Fièvre de la Vallée du Rift a fortement diminué ». Toutefois, au terme de la réunion tenue dans le but d'analyser l'état des lieux de la Fièvre de la Vallée du Rift, le comité national chargé du suivi de cette fièvre, a adopté entre autres mesures l’ouverture des marchés du bétail tout en précisant que  la vente se fera à l'intérieur de chaque province et que les animaux en provenance de ces marchés du bétail devront directement être transportés dans les véhicules vers les abattoirs.

Toujours dans le cadre de contenir cette maladie, le ministère en charge de l’élevage via son compte tweeter a informé que les animaux achetés pour l'élevage ainsi que ceux importés de l’étranger devront passer dans les lieux de quarantaine avant d'être transportés vers les provinces de destination. De leur côté, les acheteurs devront  se munir d'une attestation délivrée par les directeurs provinciaux de l’agriculture et de l’élevage. Ce ministère a enfin annoncé que la campagne de vaccination du bétail va se poursuivre  surtout dans les lieux où la maladie du FVR est déclarée.

La Fièvre de la Vallée du Rift a fait son apparition au Burundi vers le 20 avril cette année, avec les premiers cas signalés dans les provinces du nord et du nord-est du pays, à Ngozi et Kirundo. Depuis  la maladie ne cesse de progresser. Entre autres mesures urgentes prises pour limiter la propagation de la maladie étaient principalement l’interdiction temporaire du déplacement des animaux sensibles, la fermeture des marchés du bétail et l’interdiction de l’abattage des ruminants dans la zone affectée.

Des interdictions que certains éleveurs n’ont pas cessé de braver avançant la pauvreté qui sévit dans les ménages comme prétexte. Avec ces mesures, les recettes communales avaient été également affectées au point que certains administrateurs communaux avaient demandé au gouvernement de leur accorder une dérogation spéciale pour que les marchés du bétail puissent rouvrir.

Le panier de la ménagère

Il s’observe un manque de produits de première nécessité comme le sucre, le haricot, le maïs et le ciment au Burundi. Là où ils sont disponibles, ils coûtent chers.

Le sucre, le riz et d’autres céréales sont les principaux produits qui sont difficiles à trouver au Burundi. Dans différents coins du pays où la RPA a pu s’entretenir avec la population, cette dernière indique qu’ils coûtent chers dans certains endroits où ces produits sont disponibles. Pour autant,  ils ne sont pas à la portée de n’importe qui. « Ces produits sont difficiles à trouver. Là où tu parviens à trouver du sucre, un kilogramme s’achète à trois mille francs alors que le prix officiel est de 2500 francs. De plus, on t’exige de payer un emballage. Dans d’autres boutiques,  l’obtention du sucre est conditionnée à l’achat du pain. C’est dommage. Ces denrées ne sont pas disponibles vraiment. Un kilogramme de mais s’achète à 1700 francs, un kilogramme de haricot dit Kinure s’achète à 1650 francs. Le kilogramme de riz de dernière qualité coûte 2800 francs. Cette situation est presque partout.  C’est honteux », a indiqué notre source.

La situation est pareille pour le ciment. Les stocks de différents dépôts où il est vendu sont vides. Là où il est disponible, les vendeurs ne mentionnent pas sur les reçus le prix exact payé par les acheteurs. « Le prix officiel du ciment de Buceco est de 24500 francs par sac. Ce prix n’est pas respecté car, il s’achète pour le moment à 35000 francs et plus. Mais, on mentionne sur le reçu de paiement que nous l’avions acheté à 24500  francs. Le ciment Dangote coûte actuellement entre trente- trois mille et trente- huit mille francs », a ajouté une autre source.

La carence de ces produits s’observe presque dans tout le pays. A travers son communiqué du 6 septembre 2022, le ministère de commerce a autorisé l’importation de certains de ces produits difficiles à trouver au Burundi.

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