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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Kirundo : Les conducteurs des motos-taxis et vélos-taxis contre une taxe non conventionnelle

C’est une taxe qui leur est exigée uniquement les jours de marché. Les conducteurs des motos-taxis et vélos-taxis de Kirundo indiquent, pourtant, que cette taxe ne figure nulle part sur la liste des taxes communales. Ils réclament la suppression de cette taxe qu’ils jugent non règlementaire.
La taxe dénoncée est de 200 francs pour les conducteurs des vélos-taxis et 500 francs pour les conducteurs des motos-taxis. L’une de nos sources indique que personne n’échappe à la taxe parmi les conducteurs des vélos-taxis et motos-taxis en activité le jour de marché. « Les barrières sont érigées à l’endroit communément appelé Kw’isentare, au bureau communal de Kirundo, sur le dos-d’âne se trouvant à la route menant vers Ngozi en face de chez TASIYANA et à Kanyinya, au niveau du statut de la vierge Marie pour exiger 200 francs aux conducteurs des vélos-taxis et 500 francs aux conducteurs des motos-taxis. »

Ces transporteurs indiquent ne pas comprendre le pourquoi de cette imposition des jours de marché alors qu’il y a d’autres taxes qu’ils sont tenus de payer. « Nous les motards nous payons des taxes communales. A quoi servent ces 500 francs qu’on impose ? », s’interroge un conducteur de moto-taxi qui signale que les conducteurs des vélos-taxis se lamentent également puisqu’ils payent l’impôt annuel et d’autres taxes lorsqu’ils sont au travail.

Les passagers en subissent les conséquences

Cette nouvelle imposition produit surtout des conséquences sur les clients de ces motards et conducteurs de vélos-taxis. Le prix de déplacement par vélo a augmenté de 200 francs burundais. D’après une source de la RPA, les conducteurs de ces engins majorent le prix de transport pour compenser le vide laissé par ces taxes supplémentaires.
La rédaction de la RPA essaie toujours de joindre l’administration communale de Kirundo pour donner des éclaircissements sur cette taxe jugée illégale par les conducteurs de motos-taxis et des vélos-taxis.

La population alerte sur une éventuelle famine suite à la sécheresse

Les habitants des provinces du sud du pays craignent d’être frappés par la famine à cause du tarissement de la pluie. Certains d’entre eux  indiquent qu’ils enregistrent un grand retard pour le semis, tandis que ceux qui  avaient déjà semé, les cultures se sont asséchées.

 Les habitants des provinces du sud  du  pays font savoir qu’ils s’étaient bien préparés  pour  la saison culturale A dans l’espoir que les pluies allaient tomber  à temps. Au moment où  certains  avaient semé les grains de différentes cultures, ils  craignent d’être frappés par  la famine  suite  au manque de pluies.

« C’est terrible. Le maïs qu’on avait cultivé après les précipitations tombées au milieu et à la fin du mois d’août, a séché. Les gens sont dans une désolation totale car, la culture de maïs faisait vivre plusieurs familles. Même s’il arrive que la pluie tombe, nous serons obligés de semer de nouveau », regrettent ces habitants qui vivent particulièrement de l’agriculture.

Des lamentations  pareilles s’observent également chez les habitants de la province de Makamba. Ces derniers  jettent le tort aux autorités  burundaises qui, selon ces citoyens, leurs donnent de fausses informations en rapport avec le changement climatique. « Les autorités avaient  fixé les dates  au cours desquelles il va pleuvoir, mais nous avons attendu en vain. Nous sommes alors attristés par le fait qu’ils ne nous disent pas la vérité ».

Ces habitants demandent  au Gouvernement  de leur venir en aide en leur  fournissant des vivres car, nombreux  sont dans une extrême pauvreté.

Violation des sépultures à Kanyosha, faute d’espace

Les habitants de la zone Kanyosha, commune Muha, en Mairie de Bujumbura s’inquiètent du fait que les corps enterrés, dans les cimetières de cette zone, sont exhumés de leurs tombes afin d’y ensevelir d’autres morts. Etant donné que les restes humains  sont délaissés à la surface du sol, ils demandent au gouvernement de leur trouver un autre endroit qui leur servira de cimetières.

 Dans la zone Kanyosha, il y a deux cimetières. L’un se trouve dans le quartier Gisyo, dans un endroit communément appelé chez Padiri. Tandis que l’autre est localisé dans le quartier Ruziba, à l’endroit communément appelé chez Mpinduka. Arrivé dans ces lieux, le cœur se remplit de chagrins à la vue des restes humains à la surface de la terre.

Notre source en zone Kanyosha affirme que tous ces deux cimetières sont saturés. Et par conséquent, ceux qui sont chargés de creuser les tombes, exhument les corps des défunts naguère enterrés, pour y ensevelir d’autres. «  Si on creuse une tombe, on y trouve  les restes d’une personne morte. Ainsi, ils n’ont pas peur d’exhumer ces restes en les jetant de côté, afin de mettre dans la même tombe un autre corps », s’indignent les habitants de cette localité.

Ce qui frustre davantage les habitants de la zone Kanyosha, c’est qu’au lieu d’élargir ces deux cimetières, les autorités administratives continuent d’attribuer les terrains environnant ces cimetières à ceux qui veulent y ériger des maisons d’habitation. « C’est très choquant et insensé de voir que nos dirigeants aiment remplir leurs ventres au détriment de l’intérêt général. Ils préfèrent octroyer des parcelles qui pourraient servir de dernière demeure à nos membres de familles décédés », regrettent ces habitants qui s’étonnent de voir que ces autorités osent faire cela, alors qu’elles savent très bien qu’il n’y a aucun autre endroit, dans la commune Muha, réservé au cimetière.

Ce problème lié au manque d’endroit pour inhumer les morts touche beaucoup de personnes qui n’ont pas assez de moyens financiers pour pouvoir enterrer les leurs décédés au cimetière de Mpanda. Ils demandent, à cet effet, au gouvernement de leur donner une autre place qui leur servira de cimetières.

A propos de ces exhumations opérées dans les deux cimetières de la zone Kanyosha, Dévote Ndayisenga administrateur de la commune Muha  nous  a répondus  que ces informations sont fausses car, selon elle, les administratifs à la base l’aurait déjà tenue au courant.

Cependant, le psychologue Bienvenu Nduwayo a expliqué que ce comportement déplacé de ces fossoyeurs de ces cimetières  blesse énormément le cœur des membres de la famille du disparu déterré. Ce qui va engendrer des graves  conséquences à cette famille dont notamment le chagrin, la triste ainsi qu’un traumatisme car, c’est une façon de leur infliger un deuxième deuil. Alors, il interpelle les autorités habilitées à stopper cette situation désastreuse le plus tôt possible pour le bien-être de la population.

Quatre mois sans eau potable, les habitants de Ruyigi s’inquiètent pour leur santé

Pénurie d’eau potable au chef-lieu de la province Ruyigi depuis quatre mois. Les habitants indiquent que l’approvisionnement  en eau potable, ne dure que le temps de la rosée. Actuellement, ils puisent l’eau des marais  situés tout près de ce chef-lieu.

 Les localités qui manquent d’eau potable sont les  quartiers  Sanzu et Gasanda du chef-lieu de la province Ruyigi. Nos sources du quartier Sanzu déplorent qu’ils ne sont approvisionnés que la nuit et durant un lapse de temps. «  L’eau est disponible dans certaines parties situées tout près de l’église. Mais dans les quartiers Sanzu 1, 2 et 3, il n’y a pas d’eau. Parfois, l’eau est servi pendant les heures avancées de la nuit », précisent nos sources.

Du côté du quartier Gasanda, nos sources ajoutent qu’avant ils ne manquaient pas d’eau dans ce quartier, ce qui n’est plus le cas actuellement. « Ils viennent de passer à peu près deux mois sans être servis en eau potable. Faisant ainsi recours à l’eau des marais, ils ont peur d’attraper  les maladies de mains sales », s’inquiètent les habitants.

Toutefois, les habitants du chef-lieu de la province Ruyigi disent avoir déjà signalé ce problème à la REGIDESO  qui  leur a répondu que cette pénurie d’eau est conséquente : « Premièrement, que la ville s’est agrandie. Deuxièmement, que durant la saison sèche l’eau des sources diminue ». Cette population  demande au gouvernement de régler ce problème, rappelant que  l’eau c’est la vie.

La rédaction de la RPA a contacté les responsables de la REGIDESO dans la province Ruyigi, sans succès.

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