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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

RUYIGI : Chasse aux membres du parti CNL en commune Gisuru.

RUYIGI : Chasse aux membres du parti CNL en commune Gisuru.

Un imbonerakure du CNDD-FDD dévoile le plan d’élimination physique de
certains militants du CNL de la colline de Kabuyenge. Un plan qui aurait été
proposé par le secrétaire général du parti présidentiel Révérien Ndikuriyo en
date du 22 mars 2023.
« La sécurité n’est pas bonne pour les membres du parti CNL de la colline
Kabuyenge car ils sont recherchés. » Témoigne un membre de la milice
imbonerakure. Il avertit les militants du parti CNL de la colline Kabuyenge en
commune Gisuru de la province Ruyigi et leur demande d’être vigilants car il y
a un plan de les éliminer physiquement. Il fait également savoir que le nommé
Mateso responsable du parti CNDD-FDD sur la colline Kabuyenge et le
président des imbonerakure sur cette même colline, Simon Nyandwi, sont
chargés de la mise en exécution de ce plan. Il cite aussi d’autres personnes à

« éliminer » : « Nous étions partis à la recherche de ces opposants. On était
informé que deux parmi eux se trouvaient au marché et nous étions allés
chercher les deux autres car ils étaient au nombre de quatre à savoir Michel
Tuyisenge, un certain Nyabenda, Benjamin Sirahenda et le prénommé Boaz. Ils
sont tous de la sous-colline de Twisazi. Ils ont eu de la chance ce jour-là car
nous ne les avons pas trouvés. Je leur recommande d’être vigilants car la
chasse continue. Ils sont toujours recherchés. »
Ce membre de la milice imbonerakure du CNDD-FDD fait également savoir que
Révérien Ndikuriyo incite à la violence et à l’élimination physique des militants
du parti CNL. Il donne l’exemple des propos que le secrétaire général du
CNDD-FDD a tenu en date du 22 mars 2023 sur la colline Kabuyenge. « La
sécurité n’est pas du tout bonne pour tous les membres du parti CNL sur la
colline Kabuyenge. Ils sont toujours recherchés. Différents discours de haine tels

que ceux tenus par le secrétaire général du CNDD-FDD Révérien Ndikuriyo sur
la colline Kabuyenge incitent à la violence et à la persécution des opposants. Il
a dit qu’il faut éliminer tous ceux qui veulent désorienter les autres. »
La rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre les responsables de cette
chasse aux militants du parti CNL ainsi que l’administrateur de la commune
Gisuru, Gad Ninganza.

 
Le commissaire de la police de la région Nord accusé de détournement de carburant

Le commissaire de la police de la région Nord accusé de détournement de carburant

Le commissaire de la police de la région Nord est accusé par les policiers de
vendre à des civils le carburant destiné au fonctionnement de la police dans
cette région. Les policiers de la province Ngozi regrettent que leurs
déplacements ne soient plus pris en charge comme prévu.
La région Nord comprend la police de Ngozi, Kayanza et Kirundo. Tous les
véhicules de police de cette région s’approvisionnent à la station-service se
trouvant au commissariat de police de Ngozi situé au chef-lieu de cette
province.
Les sources de la RPA dans ce commissariat relèvent que, très souvent, ils
observent des mouvements de véhicules d’immatriculations civiles qui
viennent s’y approvisionner en carburant. Ce sont surtout de gros véhicules de
type Fuso et Dyna selon ces témoins.
Ce carburant est aussi vendu dans des bidons, ajoutent les mêmes sources,
membres du corps de police à Ngozi qui donnent le cas récent de mercredi
dernier. « Un véhicule TI immatriculé LA 1893, conduit par un officier de police
est entré dans ce commissariat remplir 5 bidons de mazout c’est-à-dire 100
litres en tout. »
Les conducteurs des véhicules de police, qui s’approvisionnent en carburant
dans cette région, signent dans un registre. De temps en temps, des véhicules
de police des autres régions s’approvisionnent aussi dans ce commissariat.
Leurs chauffeurs signent aussi et les litres consommés sont remboursés à la
région Nord, soulignent nos sources.
Les civils, eux, passent par le commissaire régional Colonel de Police Aloys
Nduwayo qui donne à son tour l’ordre de les servir signalent ces policiers. Ces
agents de la police de Ngozi estiment que plus de 50% de carburant, que
contiennent les stocks, sont vendus à des civils. Ce qui n’est pas sans
conséquences sur leur travail. « En cas de descente sur terrain ou en cas
d’affectation dans des communes éloignées, nous ne sommes plus déplacés
par les véhicules de fonction, chacun se débrouille. »

Nous n’avons pas pu joindre le commissaire de la police de la région Nord, le
colonel de Police Aloys Nduwayo.

Les habitants de Kirundo dénoncent des contributions forcées pour l’accueil du secrétaire général du parti au pouvoir

Les habitants de Kirundo dénoncent des contributions forcées pour l’accueil du secrétaire général du parti au pouvoir

Les habitants de la province Kirundo indiquent les autorités administratives les
obligent à contribuer pour l’accueil du secrétaire général du parti CNDD-FDD.
Ils qualifient ces contributions de vol organisé.
« Nous sommes attristés par les contributions exigées à tous les habitants de
différentes communes pour l’accueil du secrétaire général du parti CNDD-FDD
Réverien NDIKURIYO. » Se lamente un habitant de Kirundo qui signale que
l’un des critères sur lesquels les administratifs se basent pour fixer la somme à
contribuer est le niveau de vie. « Un citoyen ordinaire est obligé de payer 2000
francs. Certains commerçants cotisent 10000 francs et d’autres contribuent à
hauteur de 20000 francs. Il y a même un commerçant qui a dû donner une
cotisation d’un million de francs burundais. Et pour les rapatriés, il leur est exigé
10000 francs de contribution. »
Certains habitants de la province Kirundo trouvent que ces contributions
viennent alourdir le poids de leur fardeau quotidien. La vie est déjà trop chère
selon eux. « Ce qui nous attriste c’est le fait qu’ils nous demandent de l’argent
malgré l’extrême pauvreté. Il va passer une semaine ici à Kirundo et toutes les
collines ont été mobilisées pour donner ces contributions. On a dit que la colline,
qui offrira une meilleure contribution, sera plus développée que les autres. »
Les habitants de la province Kirundo, qui se sont entretenus avec la RPA,
demandent que cette habitude de leur contraindre à contribuer dans des activités
politiques soit bannie puisque, pour eux, les activités politiques ne concernent
pas toute la population mais uniquement les membres du parti politique
concerné.
La RPA n’a pas pu joindre Albert Hatungimana, le gouverneur de la province
Kirundo.

 
Des centaines de policiers réclament leurs dus

Des centaines de policiers réclament leurs dus

Plus de 700 policiers viennent de passer 6 mois sans percevoir de salaires. Ces
policiers ont été renvoyés à la fin de l’année dernière avant l’âge de la retraite.
Jusqu’à présent, ils ne reçoivent rien.
Ces policiers étaient affectés dans différentes provinces du pays. Ils étaient de
la catégorie des hommes de troupe. Ils indiquent qu’ils n’ont pas été
rémunérés depuis le mois d’octobre de l’an 2022. Selon eux, leurs salaires ont
été suspendus alors qu’ils étaient toujours en fonction. Après deux mois sans
salaires, ils se sont adressés à la direction générale de la police. « En fin
novembre, nous sommes allés réclamer à la direction générale de la police. Et
ils nous ont promis de corriger l’erreur.» Explique l’un d’entre eux.
La promesse n’a pas toutefois été tenue. Ces policiers sont retournés en grand
nombre cette fois-ci à la direction générale de la police. A leur grande surprise,
on leur a annoncé la fin que leur carrière prenait fin à la fin de l’an 2022. « Ils
nous ont dit qu’ils nous contacteront le moment de régularisation. »
Ces policiers qui sont à plus de 700 sont nés en 1977 et 1978. Selon le
règlement policier, les policiers de la catégorie Homme de troupe prennent
leur retraite à 46 ans. L’âge statutaire est de 45 ans avec une année de
prolongation devenue obligatoire. Tous ces policiers ont donc été renvoyés
avant d’atteindre l’âge de la retraite prévue dans la loi.
Après des dizaines d’années au service de l’Etat, ces policiers ont été renvoyés
sans aucun document officiel mentionnant le motif de la fin de leur carrière. Ils
n’ont reçu que la décharge à la remise de la tenue et arme de fonction.
Ces policiers réclament les salaires des derniers mois qu’ils ont prestés. Ils ont
aussi besoin de connaître le motif de leur renvoi. « Si nous avons été mis à la
retraite, que la pension de retraite nous soit octroyée. »
Nous avons essayé de contacter Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère de
l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique mais
sans succès.

 

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