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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : début du rapatriement volontaire des réfugiés congolais le 23 avril

Par: Nadège Irakoze

Le gouvernement burundais, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, annonce le lancement du processus de rapatriement volontaire des réfugiés congolais installés au Burundi, à partir du 23 avril. Cette opération concerne les personnes ayant fui l’insécurité en République démocratique du Congo et souhaitant regagner leur pays d’origine.

Contributions forcées à Kiremba : les citoyens demandent la fin des pratiques abusives

Contributions forcées à Kiremba : les citoyens demandent la fin des pratiques abusives

Par: Emmanuel Ndayishimiye 

Dans la commune Kiremba, province de Butanyerera, des habitants dénoncent des collectes d’argent imposées pour acheter une vache destinée au secrétaire général du CNDD-FDD attendu début avril. Ils parlent d’une « contribution forcée » assimilée à un vol organisé.

Les habitants de la commune Kiremba, dans la province de Butanyerera, expriment leur mécontentement face à des collectes d’argent imposées par les autorités locales du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Selon plusieurs témoignages, ces contributions serviront à l’achat d’une vache qui sera offerte au secrétaire général du parti, Révérien Ndikuriyo, lors de sa prochaine visite dans la commune.

D’après les habitants, l’ordre de collecte a été donné par Juvénal Sindayigaya, président du CNDD-FDD dans la zone Giheta. Les Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti, ont été chargés de faire du porte-à-porte pour recueillir les fonds. Chaque ménage doit remettre 2 000 francs burundais, tandis que les commerçants doivent s’acquitter d’une somme de 10 000 francs.

« Ils passent maison par maison pour réclamer l’argent, et ceux qui refusent sont menacés de représailles », affirme un habitant de la commune. Les habitants déplorent également l’absence de reçus, les collecteurs se contentant d’inscrire les noms des contributeurs dans un registre détenu par le chef de zone.

Cette population, déjà éprouvée par la pauvreté, parle d’une pratique récurrente. Les commerçants rappellent avoir déjà été sollicités récemment :
« Lors de la visite du gouverneur, chacun de nous avait contribué 100 000 francs », raconte l’un d’eux.

Les habitants de Kiremba demandent que ces collectes forcées cessent et appellent les autorités administratives et judiciaires à intervenir pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de « vol organisé ».

 

 

Double contribution forcée : à Ruyigi, des fonctionnaires se saignent pour accueillir le patron du CNDD-FDD

Double contribution forcée : à Ruyigi, des fonctionnaires se saignent pour accueillir le patron du CNDD-FDD

Par: Josiane Muzaneza

Les habitants de la commune de Ruyigi disent n’en plus pouvoir des contributions forcées et incessantes exigées pour « bien accueillir » le secrétaire général du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, attendu ce jeudi. Un fardeau jugé insupportable, d’autant que certains sont contraints de payer deux fois pour la même cause alors qu’ils vivent déjà dans une précarité extrême.

Selon plusieurs sources locales, des collectes sont organisées dans toute la commune, notamment dans les zones Ruyigi, Rusengo, Bweru et Butezi. L’argent est recueilli par les Imbonerakure du CNDD-FDD, aussi bien dans les ménages que dans les institutions publiques. Les foyers doivent verser 2 000 francs burundais, tandis que les fonctionnaires des différents ministères paient entre 5 000 et 50 000 francs, en fonction de leur poste, à l’exception des sentinelles et plantons à qui il est demandé 1 000 francs.

« Les simples fonctionnaires et les techniciens cotisent 5 000 francs, les chefs de service 15 000 francs, et les chefs de département  agriculture, environnement, élevage, santé ou éducation  donnent 50 000 francs, tout comme les conseillers communaux », précise un agent du secteur de la santé. « Ils nous ont donné l’ultimatum de ce mercredi et ont mis en garde quiconque se désisterait. Nous n’avions pas d’autre choix que d’obtempérer pour avoir la paix. »

Certains ont été obligés de contribuer deux fois pour la même visite. Une situation qui suscite colère et incompréhension chez des habitants dont beaucoup peinent déjà à joindre les deux bouts. « Ce qui est frustrant, c’est que j’ai déjà donné les 2 000 francs exigés à chaque ménage, et au travail on me demande une autre contribution », témoigne un enseignant de Ruyigi. « Ce sont les mêmes Imbonerakure qui collectent l’argent, sans tenir compte de la précarité dans laquelle nous vivons. Certains ne mangent qu’une fois par jour. C’est scandaleux, même le sel n’est plus à la portée de tous. »

Interrogée sur ces plaintes, l’administratrice de la commune Ruyigi, Diane Nibitanga, affirme ne pas être au courant de ces collectes et appelle la population à ne pas s’en acquitter. Pourtant, selon plusieurs fonctionnaires, un ultimatum a bien été fixé à ce mercredi, assorti de menaces de sanctions pour ceux qui refuseraient de payer. Cette contribution est destinée à l’achat de présents pour le secrétaire général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, dont la visite est annoncée à Ruyigi ce jeudi 2 avril 2026.

 

Banyamulenge divisés : vives réactions après des éloges adressés à l’armée burundaise

Banyamulenge divisés : vives réactions après des éloges adressés à l’armée burundaise

Par: Désiré Hatungimana

Une délégation de Banyamulenge a récemment félicité le président burundais Évariste Ndayishimiye et salué le rôle protecteur de l’armée burundaise en RDC. Mais ces propos, tenus devant la télévision nationale burundaise, ont provoqué la colère d’autres membres de la communauté qui y voient une « trahison » et dénoncent au contraire des exactions commises par les soldats burundais.

Le 17 mars 2026, le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a reçu une délégation de Banyamulenge venue, selon eux, le féliciter pour son accession à la présidence tournante de l’Union africaine et remercier l’armée burundaise pour sa protection face aux attaques du M23 et de ses alliés.

Trois jours plus tard, lors d’une conférence de presse diffusée sur la Télévision nationale du Burundi, l’un des membres de cette délégation, se présentant comme président de la mutualité des Banyamulenge du Katanga, a affirmé :
« Il n’existe aucun rapport crédible faisant état d’un civil munyamulenge tué par l’armée burundaise. En revanche, nous avons des preuves que des Banyamulenge ont été assassinés à Minembwe par des groupes armés soutenus par le Rwanda. »

Il a ajouté que la guerre dans leur région n’est pas tribale, mais économique, motivée par la course aux minerais, et que l’accusation de génocide portée contre les gouvernements congolais et burundais était le prétexte trouvé pour justifier leur présence dans la région.

Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive indignation au sein d’une autre partie de la communauté banyamulenge, notamment aux États-Unis. La présidente de l’organisation Mahoro Peace Association, qui regroupe des Banyamulenge en diaspora, a qualifié ces propos de « haute trahison ».

« C’est comme danser sur les cadavres de nos frères tués par Ndayishimiye et son armée, en complicité avec le gouvernement congolais, les FDLR et les Wazalendo », a-t-elle déclaré. « Se courber devant un tel gouvernement est une honte. »

Elle a rappelé avoir rencontré le président Ndayishimiye à New York, lors d’une session à l’ONU, où ils avaient évoqué la sécurité des Banyamulenge. Mais selon elle, une fois sur le terrain, le leader burundais a « changé de camp », reléguant la protection des Banyamulenge au second plan.

« Ce n’est plus sa priorité. Ce qu’on observe sur le terrain relève d’une idéologie génocidaire, pas d’une simple quête de ressources », a-t-elle affirmé.

Pour rappel, des contingents de l’armée burundaise sont toujours déployés en République démocratique du Congo, aux côtés des FARDC et de groupes armés comme les FDLR, dans le cadre de la lutte contre la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est du pays.

 

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